ELUCIDATION DU TITRE DU RECUEIL LES CONTEMPLATIONS ET PROJET LITTERAIRE

Que signifie le titre du recueil Les Contemplations, 1856?

L’origine du mot et de la pratique de la contemplation :

En latin, con/templum, id est littéralement « avec le temple », donc invitation à entrer par le poème dans l’espace, le domaine du sacré, de l’intime.

Ce titre nous fait aussi penser à un sonnet de Charles Baudelaire intitulé Correspondances in Les Fleurs du Mal:

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.
Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
II est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
— Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,
Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, IV, 1857

Victor Hugo et la génération des poètes romantiques nous invite à un renouveau du lyrisme dans le :

(suivez ce lien pour le point sur le Mouvement du Romantisme)

Temple de la Nature romantique

Temple de l’âme humaine

et enfin, le Temple de la Foi, refuge pour Victor Hugo en deuil.

Donc, un recueil placé sous le signe du sacré, avec une dimension spirituelle assumée ce que nous démontrerons aisément à partir du recueil et de la tradition poétique, philosophique et spirituelle dans laquelle il semble s’inscrire.

Par extension dans la pratique religieuse, le mot contempler devient « regarder attentivement,admirer,méditer, adorer. »


Qu’est-ce qu’un esprit contemplatif ?

L’attitude contemplative vient de l’Antiquité grecque avec le mot « théôria »,la vie théorétique est axée sur la contemplation_d’autres termes associés à l’activité de l’esprit par le regard peuvent venir enrichir notre perception de la pratique méditative:con/sidérer, con/sidera, regarder les astres, mais aussi au sens militaire « passer en revue ».

Autres synonymes: méditer, méditatif, méditation.

La vie méditative ou encore spéculative, intellectuelle serait la plus heureuse aux dires de nombreux penseurs.

C’est aussi le terme choisi pour une œuvre dont l’intertextualité avec Les Contemplations est très intéressante, celle de Lamartine Les Méditations poétiques.

Ce terme recèle donc un concept philosophique lié à la connaissance et à une pratique mystique, un art poétique avec lequel ces poètes entendent dévoiler les choses divines, les choses sacrées par le poème, l’Absolu.

En tout 3 sens, un sens théologique qui ,d’ailleurs, n’est pas vraiment distinct de l’interrogation supportée par la pratique de la méditation ;le sens philosophique et enfin, un sens esthétique.

Ces trois sens ont en commun l’idée de gratuité dans l’activité de l’esprit, une production conceptuelle désintéressée.


Victor Hugo (1802-1885), homme chrétien en deuil qui interroge Dieu et contemple son mystère :

On est dans l’un des rôles assumés par le poète romantique, celui du poète-prophète.

En théologie, la contemplation permet la connaissance directe de Dieu.

(Voir plus loin dans cet article l’hagiographie de St François d’Assise, la connaissance du Christ.)

Poëte, tu fais bien! Poëte au triste front, 
Tu rêves près des ondes, 
Et tu tires des mers bien des choses qui sont 
Sous les vagues profondes!

La mer, c’est le Seigneur, que, misère ou bonheur, 
Tout destin montre et nomme; 
Le vent, c’est le Seigneur; l’astre, c’est le Seigneur; 
Le navire, c’est l’homme.-

poème liminaire des Contemplations, 1839

Le ciel, Dieu qui s’y cache, et l’astre qu’on y voit. 
Tout, jusqu’à leur regard, m’écoute. Je dis comme 
Il faut penser, rêver, chercher. Dieu bénit l’homme, 
Non pour avoir trouvé, mais pour avoir cherché. 

VI La Vie aux champs,1840

La dimension philosophique interroge évidemment notre condition humaine :

le juste et l’injuste du deuil de l’enfant ou sur la question du pouvoir, la providence, le cycle de la vie et des générations , l’âme et la transmigration, le sens de l’existence, le pardon…


Pourquoi le pluriel « Les Contemplations » et l’article défini, un pluriel poétique ?

Le titre rappelle fortement celui choisi par de Lamartine en 1820, Les Méditations poétiques ;le poète médite sur les grandes questions de l’existence suite à la mort de Julie, la femme qu’il aime (voir le célèbre poème Le lac qui met en oeuvre les topoi de la poésie romantique).


Ou bien encore, un sens esthétique …

Victor Hugo nous y rend compte de plusieurs « visions », plusieurs « rayons »divins, c’est un mot dont l’isotopie est importante non seulement dans ce recueil, mais aussi et surtout dans Les Rayons et les Ombres, un recueil de poèmes écrits après 1830 et que Victor Hugo publie en 1840.

On peut aussi interpréter ce titre comme l’enjeu d’une quête de l’âme en peine, et recenser les diverses pratiques de l’activité de réflexion autour de la mort et du deuil qu’il aurait eues durant ces années :

  • une activité rationnelle, réfléchir, penser à partir de toutes les ressources de la tradition intellectuelle (les philosophes de l’Antiquité,car Hugo a fait ses humanités).
  • une activité dominée par la contemplation dans une pratique artistique (au même titre que les peintres de la Renaissance sont des esprits qui méditent les scènes religieuses en les exécutant), id est sensible à une émotion ou forme esthétique héritée de la tradition littéraire (veine gothique du lyrisme dans le romantisme anglo saxon, élégie, tombeau poétiques etc…)
  • une activité de médiation religieuse en s’isolant dans la Nature avec la volonté d’observer sa perfection, interroger le mystère de la vie, ou volonté d’introspection, mouvement naturel de l’âme chez les romantiques dans ce cadre. Mais aussi dans les lieux sacrés , l’église, le cimetière après un enterrement, la tombe de sa fille, suscitant sur le trajet du retour une méditation douloureuse gagnant les profondeurs du mystère divin de la vie et relevant d’une émotion inscrite au cœur de tout homme.
  • Une activité ésotérique, pratiqué dans les salons mondains, le deuil mal vécu le conduit à être séduit un temps par cette pratique.

L’introspection, une forme de contemplation intérieure :

Une figure orphique : L’âme et le lyrisme

Victor Hugo entend jouer un autre rôle qu’il attribue au poète romantique, celui de guide dans la vision du sacré, par son chant orphique, il ramène le souvenir de sa fille Léopoldine.

Le chant lyrique dans la légende d’Orphée permet aussi le passage d’un monde à l’autre.

  • Dans l’espace : de la ville à la forêt, de la montagne à la maison, de la tombe/église/cimetière au foyer, à la famille, de la France à l’exil, du lieu de villégiature ou de repos retrouvé à l’agitation mondaine (salons, éditeurs etc…)
  • dans le temps : de l’enfance à l’adolescence, de l’innocence et de l’insouciance à la vie amoureuse, aux passions
  • dans l’âme : du monde des vivants à celui des morts, du sacré au profane, de Dieu à l’Homme, de Dieu aux hommes (mission du poète-prophète)

LE MOI ROMANTIQUE

LES ELEMENTS BIOGRAPHIQUES ET LE JE LYRIQUE

Dans le mouvement romantique, cette attitude méditative est encouragée et produit une poésie profane de l’intime qui invite à l’introspection. La méditation sert la connaissance de soi, l’âme humaine pour sujet et le sublime des émotions. Voilà tout le programme du romantisme résumé !

Mais une autre idée naît chez Victor Hugo, celle de responsabilité de l’artiste en tant que conscience dans le temps (guerres napoléoniennes et tyrannie impériale).

Il a ainsi défini le statut du poète et artiste romantique, comme être capable par sa singulière sensibilité de « contempler » l’écart entre sa connaissance de l’Absolu, de Dieu, du Bien et la misère servit au reste de l’humanité et, tel un héros prométhéen, il refait le partage entre les dieux et les hommes pour faire naître le monde à une plus grande justice par son art poétique (voir les Psaumes de David) et encourage le progrès de l’humanité dans sa quête de dignité, de liberté et de lumière.

( voir La rubrique Smart Lectures, extrait la fonction du poète, texte théorique de son art poétique pour dissertation avec préface Hernani, mais aussi textes majeurs du chantre du romantisme qui définissent le mouvement littéraire du Romantisme)

Victor Hugo se trouve ainsi être aussi le chantre de l’engagement historique des artistes.


Etude d’un poème du premier livre

Comprendre le renouveau du lyrisme, le nouvel art poétique:

Problématique :

En quoi ce poème liminaire du recueil Les Contemplations nous propose-t-il un nouvel art poétique?

Les Contemplations 1856 Livre I p.19 coll.folio Lycée

V « à André Chénier »

Victor Hugo compose ce poème Aux Roches en 1830.

Il s’agit d’un hommage à un poète du XVIIIème siècle qui a inspiré Lamartine et d’autres romantiques.

« Oui, mon vers croit pouvoir, sans se mésailler,

Prendre à la prose un peu de son air familier. »

[…]

« Et la nature, au fond des siècles et des nuits,

Accouplant Rabelais à Dante plein d’ennuis,

Et l’Ugolin sinistre au Grandgousier difforme,

Près de l’immense deuil montre le rire énorme. »

Hugo entame une révolution poétique et l’intertextualité nous apprend qu’il s’agit d’un pastiche du style lyrique du XIIème me siècle . Ce poème résume l’art poétique d’André Chénier, qui ressemble beaucoup à celui de la Pléiade et au Grand Siècle, le XVIIIème siècle n’ayant pas été le plus fructueux en matière de poésie:

Épilogue

André Chénier

Ma Muse pastorale aux regards des Français
Osait ne point rougir d’habiter les forêts.
Elle eût voulu montrer aux belles de nos villes
La champêtre innocence et les plaisirs tranquilles ;
Et, ramenant Palès des climats étrangers,
Faire entendre à la Seine enfin de vrais bergers.
Elle a vu, me suivant dans mes courses rustiques,
Tous les lieux illustrés par des chants bucoliques.
Ses pas de l’Arcadie ont visité les bois,
Et ceux du Mincius, que Virgile autrefois
Vit à ses doux accents incliner leur feuillage ;
Et d’Hermus aux flots d’or l’harmonieux rivage,
Où Bion, de Vénus répétant les douleurs,
Du beau sang d’Adonis a fait naître des fleurs ;
Vous, Aréthuse aussi, que de toute fontaine
Théocrite et Moschus firent la souveraine ;
Et les bords montueux de ce lac enchanté,
Des vallons de Zurich pure divinité,
Qui du sage Gessner à ses nymphes avides
Murmure les chansons sous leurs antres humides.
Elle s’est abreuvée à ces savantes eaux,
Et partout sur leurs bords a coupé des roseaux.
Puisse-t-elle en avoir pris sur les mêmes tiges
Que ces chanteurs divins, dont les doctes prestiges
Ont aux fleuves charmés fait oublier leurs cours,
Aux troupeaux l’herbe tendre, au pasteur ses amours !
De ces roseaux liés par des noeuds de fougère
Elle osait composer sa flûte bocagère,
Et voulait, sous ses doigts exhalant de doux sons,
Chanter Pomone et Pan, les ruisseaux, les moissons,
Les vierges aux doux yeux, et les grottes muettes,
Et de l’âge d’amour les ardeurs inquiètes.

André Chénier, Poésies Antiques

Ugolin est un personnage de la Divine Comédie de Dante dont les « ennuis » sont le deuil de Béatrice. C’est une figure orphique, id est comme Orphée, le héros chercher à ramener sa bien aimée dans le monde des vivants.

Victor Hugo ouvre une réflexion sur le deuil dans ce recueil, l’événement majeur autour duquel se déploie son élégie est la mort de sa fille Léopoldine. Les sentiments sublimés par la poésie semblent dérisoires pour consoler de la perte de l’enfant, d’où les adjectifs péjoratifs accordés dans ce début de poème à la tradition humaniste.

Il y a une critique implicite de la part d’Hugo, c’est que cette expression ne convient pas à la nature du sentiment noble de l’amour filial et du cœur pur de la disparue, alors il entreprend une révolution poétique pour redonner la dimension spirituelle dans un sentiment gothique de la majesté de Dieu et de la dignité de l’Homme.

Le chantre du mouvement romantique revendique par ce poème liminaire l’héritage littéraire de 2 pères dans l’esthétique pour Ses Contemplations :

Rabelais pour l’Humanisme et

Dante pour le récit en vers à propos de l’âme en migration.

Ainsi,comme pour Dante, ce qui l’intéresse c’est le récit, alors il revendique aussi dans les 2 premiers vers la licence poétique qui consiste à reprendre la mise en forme du texte en prose, alors qu’il conserve à cet hommage et tombeau poétique toute sa solennité par les alexandrins.

Le récit permet en effet de « tout dire », dire la totalité du monde, le sublime dans le rire ou dans les larmes.

Le terme « sublime » renvoie à une notion de l’esthétique romantique.

Ici, le sublime du deuil et des émotions associées à la nostalgie du temps passé avec sa fille, c’est l’expression sa propre élégie à laquelle il entend donner la mesure de l’humaine condition.


INTERTEXTUALITÉ :Dans quelle tradition poétique inscrire ce recueil ?

EXTRAIT DE CHAQUE AUTEUR DISPONIBLE DANS LES SMART LECTURES

LES GRANDS CONTEMPLATIFS RELIGIEUX :

Ml. 3,20

« Mais pour vous qui craignez mon Nom, le soleil de justice brillera, avec la guérison dans ses rayons. »

  • St Jean de la Croix : Les poèmes, voir l’adaptation de Pierre Eliane. Lorsque la contemplation devient poème. De la mystique à la poésie, toujours beaucoup moins éloignées qu’on ne le croit.
  • St François d’Assise , l’union au Christ, à ses blessures, les stigmates de la Passion, à mettre en regard avec l’union dans la douleur du deuil du poète avec ceux qui compatissent ou ont vécu la même expérience. Le Cantique de frère Soleil et Sœur Lune.
  • Ste Thérése d’Avila, Le Château intérieur, la connaissance du parcours de l’âme vers le cœur de Dieu, plus on avance dans ces demeures, plus on parvient à contempler Dieu. Femme nommée docteur de l’Église;elle était l’amie de St Jean de la Croix. Issue d’une famille juive séfarade de Tolède convertis de force au catholicisme à l’époque de l’Inquisition:

« Nada te turbe,

nada te espante,

todo se pasa,

Dios no se muda

La paciencia todo lo alcanza

quien a Dios tiene nada le falta

solo Dios basta. »


LES GRANDS CONTEMPLATIFS CHEZ LES AUTEURS :

Lamartine avec Les Méditations poétiques: la démarche d’Hugo est similaire, on retrouve les thèmes romantiques: la fuite du temps, le deuil de l’être aimé(e), la réflexion sur la mort, l’union à la nature dans la sublimation des sentiments douloureux et nostalgiques. L’esthétique est proche aux niveaux des registres avec un satura lanx qui permet de décupler l’émotion, donne le souffle des grands élans du romantisme échevelé.

 » Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !

Suspendez votre cours :

Laissez-nous savourer les rapides délices

Des plus beaux de nos jours ! «  Le Lac

Rousseau Jean-Jacques Les Confessions, cette œuvre peut être rapprochée de celle de Victor Hugo dans la pratique de la méditation par la marche qui produit la réflexion profonde donnant naissance à une pensée intime et unique. La contemplation itinérante devient un texte littéraire majeur : marcher et méditer, parler de soi, de l’expérience individuelle pour l’ouvrir à une vérité universelle sur l’humaine condition.

D’ailleurs ce récit autobiographique comme les hagiographies (voir Les Confessions de Saint Augustin) n’est pas exempt de lyrisme, de réflexions philosophiques et transcendantales sur les grands enjeux existentiels.

Hugo s’est aussi inspiré de la poésie latine de l’Antiquité ,qui constitue l’essentiel de son bagage scolaire à l’époque, certainement influencé ,en particulier, par un poète qui a écrit sur la douleur de l’exil, j’ai nommé Ovide avec le recueil des Tristes . Mais on peut légitimement penser que pour les Contemplation et en particulier le Livre IV, il a pensé à Virgile et à l’oeuvre des Bucoliques, car on trouve une formule équivalente au titre « pauca meae » (quelques vers pour la mienne, ma fille), « pauca meo », un dénommé Gallus ayant perdu son amant Lycoris écrit quelques vers pour lui dans le registre élégiaque.


La Composition du Recueil et sa Genèse :

À l’origine, Victor Hugo a écrit un texte intitulé Les Contemplations d’Olympio. Un titre beaucoup moins biographique et plus accès sur une forme de revendication des souffrances d’un exilé, un personnage incompris. Mais plusieurs années plus tard, lorsqu’il publie le recueil et réunit les poèmes en architecturant cette œuvre comme un hommage à Léopoldine, il modifie le titre et le projet littéraire. Son l’ambition lyrique prend alors une autre dimension et se dote d’une nouvelle orientation.

6 LIVRES repartis en :

3 LIVRES sur Autrefois, avant le deuil de sa fille

« le tombeau les sépare »

3 LIVRES sur Aujourd’hui


Les titres et le résumé du contenu thématique :

Même si tous les poèmes ont des dates différentes, Victor Hugo en réunissant ceux-ci au sein de ce recueil respecte la répartition autour de la date charnière de la mort de sa fille, et les poèmes suivent plutôt le rythme de la chronologie de sa biographie comme nous allons le voir.

Dans le Livre I , Hugo nous parle de :

l’Enfance, l’innocence, l’école, l’ode aux connaissances scolaires humanistes avec les légendes de l’Antiquité, l’héritage et la tradition littéraire, l’hommage au rôle salvateur de la poésie pour sortir du carcan et adopter l’attitude noble et revendicative qui fera son succès, des pamphlets contre le carcan éducatif de l’époque et l’ode à la Nature.

Dans le Livre II, il célèbre:

La vie amoureuse, l’éveil de la sensualité, la vanité ou les vanités, le jeune homme et l’amant mondain, des poème sur l’éros, La Nature comme complice et refuge des jeunes amants, un peu plus léger cependant que le dandysme baudelairien dans ce genre qu’il admirera quelques années plus tard.

Dans le livre III, il évoque davantage :

L’âge d’homme, la maturité poétique avec l’engagement, « la lutte » exprimée dans un registre satirique sur la politique de l’Empire.

Mais aussi « les rêves » avec le besoin d’ailleurs, le paradis perdu de l’enfance, de l’innocence qu’il trouvait dans le regard de son enfant sur le monde, la nostalgie et la douleur, la tristesse et la colère dans le deuil, la nécessité de la quête de l’Absolu, se rapprocher de Dieu, l’interroger aussi pour se rapprocher d’elle, de très longues pièces poétiques dans ce livre avec un ton grandiloquent et épique, fameux souffle hugolien interrogeant l’âme et la religion.

Dans le Livre IV, Hugo continue d’entretenir la mémoire de sa fille, mais avec plus de sérénité:

La section qui contient le moins de poèmes, les pièces sont aussi plus courtes, on sent un certain apaisement de la part du père en deuil dans un lyrisme qui retourne au registre élégiaque. On sent également la maturité de l’homme face à la vie,Victor Hugo est âgé d’une cinquantaine d’années pour les poèmes de la section « Aujourd’hui ».

Et vous, comment avez vous perçu le recueil? Vous semble-t-il relever d’un lyrisme mystique ou plus personnel? Laissez nous un commentaire.

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.