LA GENERATION ROMANTIQUE

FILM de Sylvie Verheyde

Confession d’un enfant du Siècle(1836)

d’après l’œuvre autobiographique d’Alfred de Musset (1810-1857)

I Le héros romantique et le Mal du Siècle :

Autour de 1800, le romantique a l’impression d’être né trop tard pour vivre de grandes choses. Ils arrivent après l’époque napoléonienne, temps des héros guerriers, où l’on pouvait s’illustrer par la carrière militaire. Mais sous la Restauration et la Monarchie de Juillet (1815-1848) ils sont condamnés au désœuvrement et à l’ennui, ne pouvant participer à la vie politique ( voir Le Rouge et le noir de Stendhal). Thèmes romantiques : exotisme (Contes d’Espagne et d’Italie), lyrisme personnel, réflexion historique, moralisme lucide, conscience de la dualité humaine, vanité de l’action, pessimisme fondamental, artiste béni et maudit en quête de rédemption.
Comment se traduit cet aspect du romantisme à l’écran ?

II Exaltation du Moi, le lyrisme romantique :

Comment se traduit ce goût pour l’introspection dans l’adaptation cinématographique de Sylvie Verheyde ? Les gros plans : visage du héros Octave, les yeux fermés la mise en abîme de la dimension autobiographique par les objets symboliques : le journal de Brigitte (alias George Sand, femme écrivain et amante de Musset)

III La passion amoureuse et le désenchantement :

Conversation avec les femmes moins mondaine qu’intellectuelle : goût pour sonder les profondeurs de l’âme humaine avec des questions sur la connaissance de l’être . La complicité sentimentale, artistique et intellectuelle, mise en scène hyperbolique des sentiments. Allusion de Brigitte au désir de fuir (voyage en Europe et en Italie de Musset et Sand, passion tumultueuse faite de brusques ruptures et retrouvailles et longue correspondance épistolaire). Les années 1833-1835 sont marquées par une liaison mouvementée qui débute par un voyage en Italie et inspire à Musset des textes douloureux (Les Nuits, recueil poétique). Sand est une femme libérée, féministe, autoritaire, passionnée. Son nom d’emprunt lui permet d’écrire et de contourner les conventions sociales du XIXème siècle. «… Mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : j’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.» Alfred de Musset, On ne badine pas avec l’amour (1834)

Le Mal du Siècle

Voici quelques vidéos pour comprendre ce concept du mouvement littéraire romantique,

“Les Confessions d’un enfant du siècle”:

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