« Ils étaient verts de peur »: analyse grammaticale

Littérature portes ouvertes

Je vous propose aujourd’hui de détailler l’analyse grammaticale d’une phrase. Le but est de montrer que cette analyse procède par groupes de mots, tant il est vrai qu’une phrase n’est pas simplement une juxtaposition de mots, mais s’apparente bien plutôt à une structure gigogne, où les mots et les groupes de mots s’emboîtent les uns dans les autres.


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La motivation et gestion des devoirs maison en confinement #MaClasseAlaMaison

Vous êtes le manager et ils sont votre équipe !

Ces conseils sont généraux, ils vous permettront de mettre en place une routine, si ce n’est déjà fait et de ménager des temps privilégiés pour vérifier l’avancée du travail et permettre à votre enfant de se sentir acteur de son apprentissage.

Commencez par télécharger votre fiche devoirs #maclassealamaison

Ma Fiche télechargeable par mariesosmart.com

Aider son enfant à visualiser la tâche

Consultez en ligne les devoirs avec lui.

Dessinez le matin avec votre enfant pour donner les directives ou laissez le réécrire le numéro des pages à lire ou des exercices à faire !

Donner un planner visuel et individuel, mieux vaut que chacun puisse visualiser sa tâche et se responsabilise .

S’approprier son espace de travail ou de lecture

Montessori, méthode éducative qui est exigeante et semble demander une petite révolution logistique en école, mais vous pourrez quand même mettre en place quelques principes rapidement pour aider vos enfants à être dans un environnement inspirant.

Principe 1:

Mettre les choses au niveau de l’enfant, une petite chaise avec une table à hauteur, il doit pouvoir toucher, rendre concrètes ses découvertes, avec des objets, par exemple abordez les fractions avec une recette ou un gâteau à découper en parts égales.

Principe 2:

Laisser aborder les choses dans l’ordre qu’il a choisi, sans pression. Apprendre doit rester un plaisir, le goût de découvrir et de se sentir intelligent épanouissant.

Principe 3:

Avoir un coin à soi, lecture et repos où il va quand il veut pour faire ses pauses.

Principe 4:

Donner de l’importance à sa parole, écouter et valoriser son raisonnement, il vous gênera moins s’il sait que vous êtes sincèrement disponible à des moments spécifiques. En fin de journée, un quart d’heure par exemple.

Citation Nathalie Sarraute où elle évoque l’importance du regard et de la complicité de son papa :

Quand j’entre dans le cabinet de travail de mon père avec ma copie à la main, il abandonne aussitôt ce qu’il est en train de faire et se met à m’écouter… et moi, en lui lisant, je retrouve les joies de la récitation, encore accrues… y a-t-il un texte dont mes intonations fassent mieux jouer toutes les nuances ? […]

Vraiment ce devoir mérite que je le montre à mon père. Il aime regarder mes devoirs. Surtout mes devoirs de français. 

Sarraute auteur du #bac2020 article et Smart Lectures

N’hésitez pas à leur demander de vous aider quand ils viennent vous voir, ranger, photocopier, écrire une liste de courses etc… puis remerciez les et dites : « tu dois encore avoir pas mal de travail toi aussi, non? », il va reprendre sa fiche encore plus fier s’il n’avait pas terminé. Proposez simplement et rapidement de VÉRIFIER l’avancée avec lui si vous ne pouvez l’accompagner et ré-aiguillez au besoin.

En faisant ainsi, il est probable que votre enfant apprécie travailler davantage, mieux et en autonomie. En effet, le secret c’est de le rendre acteur et responsable.

Ménager des pauses :chill music, goûter, promenade

Lui demander comment il a avancé dans son travail, qu’est ce qu’il a découvert aujourd’hui ‘ hui, qu’est-ce qu’il a été surpris et capable de faire seul ?

Valoriser l’autonomie

Donnez à votre enfant des consignes orales, verbalisez, ne supposez pas que la lecture de l’ exercice ou de la question est transparente, demandez de reformuler ou répétez avec d’autres mots.

S’il a des questions et n’y arrive pas, dites lui de faire un smiley ☹️ et de noter sa question

Ainsi vous pourrez y revenir avec lui ou envoyer un e-mail à « la cellule de continuité pédagogique » mise en place par l’éducation nationale.

Incitez aussi la fratrie à l’entraide, responsabilisez et déléguez!

Les plus grands doivent checker et aider: notez le sur leur planning, sans oublier de remercier vos équipes en fin de tâche ou de journée pour leurs efforts !

Sous leur surveillance, autorisez Skipe ou WhatsApp ou hangout pour se faire interroger par un camarade et se noter mutuellement.

En fin de journée, il se peut que vous bénissiez cette race de gens à part et passionnée qui enseigne vos chères petites têtes blondes ou brunes( écriture inclusive).

Mais restez positif !

Et, pensez plutôt ainsi:

certes les professionnels arrivent, assez souvent, à davantage de résultats sur l’investissement dans l’exercice,

Cela dit si vous « différenciez votre apprentissage » comme ils disent, vous aurez rapidement un meilleur investissement de la part de l’enfant. Par exemple:

Proposez aussi des choses adaptées à son caractère.

Ne vous limitez pas au travail scolaire.

Faites lui découvrir d’autres choses

Vous verrez à quel point ils sont capables d’apprécier des contenus culturels exigeants:

Des livres de peinture ou un logiciel ou en ligne la visite virtuelle d’un musée, avec une mission choisir une oeuvre pour la refaire à sa façon et mémoriser le nom de l’artiste en l’écrivant dessus. Quand la crise sanitaire sera passée, vous irez avec lui visiter le musée où il est exposé.

Des instants musique classique, en leur demandant de s’allonger sur 3 coussins et de visualiser ce que la musique lui inspire et quels instruments il reconnaît (oral ou écrit il dessine ou écrit ce qu’il a ressenti).

Si c’est beau, on met sur le frigo !

Vous donnerez à votre enfant avec votre attention quotidienne, ce qu’aucune équipe pédagogique ou école ne pourra mieux lui donner que vous. La reconnaissance de ses qualités personnelles dans son travail est un carburant indispensable.

Même les plus grands en ont besoin !

J’entends par là des sentiments qui viennent avec la maturité :

Fierté & Autonomie

Des conseils de sites éducatifs et apps

pour les Lettres: https://mariesosmart.com/

Les éditions Hatier offre l’accès aux manuels scolaires en open source: mesmanuels.fr/alamaison

et bien d’autres ressources encore! On salue leur contribution dans cette crise et la qualité des contenus mis à disposition des élèves confinés.

Je recommande aussi à ceux qui passe le #bac OU le #brevet de regarder une aplli gratuite Nomad qui permet d’évaluer sa progression dans les révisions, l’étude des notions, le temps consacré et réalise aussi une veille sur les sujets d’actualité. nomadeducation.fr

Quelques liens coaching pour les plus grands #lycée :

Obtenez la mention!

Optimisez votre temps en examen!

Brillez à l’oral du #bac!

Profitez bien du plaisir de ces instants privilégiés !

Nouveau rapport sur l’orientation et l’égalité des chances: il est temps d’agir!

Questions d'Éduc

Le 5 mars dernier, Salomé Berlioux a remis un nouveau rapport au ministère intitulé «Orientation et égalité des chances dans la France des zones rurales et des petites villes, restaurer la promesse républicaine».

La présidente et fondatrice de l’association «Chemins d’avenirs» qui est engagée en faveur des élèves des territoires isolés dit «périphériques», s’est vue confier une mission. Elle nous rappelle que les origines géographiques et sociales continuent d’influer fortement sur les choix et perspectives d’orientation des élèves. Ces éléments sont établis, nombre de rapports et études ont été publiés sur le sujet. Il faut donc les prendre en compte.

La lutte contre les inégalités et la prise en compte de la diversité des territoires sont au cœur des revendications de l’Unsa Éducation. Nous considérons qu’il est urgent d’agir et de donner les mêmes chances de réussite à nos jeunes, quelles que soient leurs origines sociales et géographiques. Pour se…

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Trouve un #job, apprends l’#anglais

#ORIENTATION

En fin d’études, tu cherches par où commencer?

Tu as du mal à trouver un stage et tu as l’impression que les descriptifs de poste ne peuvent correspondre à aucun des candidats de ton profil, tout juste sorti d’Ecole.

#C.V.INTERNATIONAL

Le conseil que je donnerais dans ce cas, c’est de prendre le temps de faire une première expérience qui t’apporte non plus juste un stage indécrochable où tu vas être hyperexploité et sous payé, mais un profil valorisant.

Londres est la cour des grands susceptible de booster ton C.V.

Tu vas apprendre l’anglais, le vocabulaire de l’entreprise, de ton domaine de spécialité et te créer ainsi un C.V. international.

Ainsi, tu auras vu ce qui se fait chez les meilleurs, les plus performants du marché et tu auras davantage de recul et de confiance en toi une fois rentrer en France pour négocier un salaire digne de ton niveau.

Tu auras ainsi un C.V te singularisant suffisamment.

« stand out from the crowd. »

Tu auras aussi plus de recul sur les vrais besoins de l’entreprise et les annonces t’impressionneront moins pour rédiger sereinement tes lettres de motivation.

Qu’est ce QU’UN #B.A. ?

Un #brand #ambassador!

C’est sûr, tous les titres donnés aux métiers sont plus géniaux en anglais.

C’est un job que l’on exerce au sein d’une agence #marketing, il en existe beaucoup à Londres. Mais attention toutes ne se valent pas et elles ont des spécialités très différentes.

L’ agence est parfois chargée dans une négociation b2b d’une campagne publicitaire pour une marque, une entreprise. Elle peut aussi être chargée de vendre le produit avec une offre de lancement, super promo à l’abonnement pour le client et super intéressement pour les ventes pour le BA.

Vous pouvez être chargé d’animer, voire même de créer un #event pour que les utilisateurs aient en mémoire une bonne expérience et reviennent ensuite seuls vers la marque.

On peut vous demander de distribuer gratuitement le produit ou flyer de réduction pendant ou après l’animation.

Le B. A. peut aussi avoir pour mission de recueillir sur le terrain l’avis des consommateurs.

L’idée est de donner une image sympathique, ultra accessible de la marque.

C’est un métier très formateur, si tu aimes le marketing et l’anglais n’hésite pas.

Les agences londoniennes :

Si tu es créatif, celle-ci te conviendra:

ID agency, c’est rémunéré à la mission, mais 3 fois ce que tu gagnes sur ce laps de temps avec un salaire.

Si tu cherches une expérience marketing du #b2b et que tu es #fluent:

IBA global

Si tu veux quelque chose d’unique sur un C.V. international et que tu es davantage orienté sur la vente et le b2c:

Team Spirits, agréée pour pouvoir recruter en aéroport et spécialisée dans des prestations événementielles b2b.

GOOD LUCK!

#philo #état THEME : Faut-il se soumettre au pouvoir politique ?

THÈME : Faut-il se soumettre au pouvoir politique ?

            La préservation de l’ordre et de la paix sociale légitiment l’exercice du pouvoir politique et le contrat social. Comme Rousseau analyse dans l’oeuvre du même nom les mécanismes de l’Etat et l’adhésion de la conscience individuelle du citoyen à l’exercice du pouvoir, la somme de ces consciences citoyennes adhérant dans une intention de vie en harmonie avec les espoirs minimum de l’humanité (paix, condition d’une vie morale en société, respect dignité humaine, liberté, capacité à subvenir à ses besoins de manière honnête et confort civilisationnel par la mutualisation des savoirs, soit l’héritage humain : intellectuel, moral, spirituel,culturel, techniques) consistant en une société démocratique.

On est sur une définition plus ambitieuse et moderne de l’idéal démocratique et loin de celle étriquée et victime du clientélisme et de la démagogie des orateurs antiques vers laquelle certains de nos politiques semblent vouloir nous niveler.

En effet, il ne s’agit plus seulement de donner le pouvoir au peuple comme dans l’Antiquité, mais bel et bien dès le XVIIIème, chez ce philosophe d’origine Suisse,citoyen et protestant qu’on aurait du mal à ranger chez les philosophes des Lumières, une place prépondérante de l’éthique du pouvoir. Cependant, comme ses contemporains, il s’attache, dans cet idéal à repenser en Europe la démocratie et l’exercice légitime du pouvoir de l’Etat, à comprendre quelle peut être la place de l’individu.

L’individualité et le bonheur de l’individu et sa légitimité à y prétendre sont des concepts qui apparaissent au siècle des Lumières et constituent une des révolutions majeures de la pensée,  depuis le Renaissance.

Cela va donc consister à réfléchir et à vulgariser des idées philosophiques malgré la censure, afin de démystifier le pouvoir pour fonder la Chose Publique sur la liberté intime de l’esprit.

L’obéissance aux lois sort l’homme de la barbarie, quel que soit le type de gouvernement.

Encore faut-il que la loi soit juste, et l’esprit est toujours d’un plus grand bien que la loi elle-même. Montesquieu L’Esprit des Lois

Et pour être un peu léger et ne pas convoquer sur ce chapitre une énième fois les réflexions de grands noms comme Montesquieu,

je citerai

Lewis Caroll : « La question est de savoir qui est le maître c’est tout . »

C’est la réplique pleine de finesse qu’il place dans la bouche de son héroïne Alice, une innocente, brave et candide dans une société de cour cruelle.

L’obéissance n’est donc pas aveugle, il ne s’agit pas d’une soumission faute de mieux, elle ne saurait constituer une vertu républicaine sans avoir au moins cette double légitimation (non de la force, du nombre ou du droit écrit dans tel ou tel état) de la condition minimale de la liberté de la conscience individuelle et de la somme de celles-ci si on prétend au bien commun et la capacité de celle-ci à développer une éthique de la responsabilité citoyenne (vigilance, allant jusqu’au devoir de désobéissance civile) et j’irai même jusqu’à dire que cela ne servirait de rien si rien ne garantit dans le contrat social la possibilité de faire respecter la voix de cette conscience.

En effet, « j’ai obéis » n’est-ce pas l’excuse des coupables, que nous n’avons que trop entendu au XXe siècle, qui a vu les crimes de masse et crimes contre l’humanité. Les résistants, philosophes et romanciers de l’Absurde seront contraints d’avoir à nouveau cette réflexion après la seconde guerre mondiale et d’affiner encore la notion de la citoyenneté. Et même si nous nous récrions à leur suite « plus jamais ça », nous ne recueillons pas encore tous les fruits de leur réflexion et nous ne prenons pas encore individuellement la mesure du changement à opérer.

Le philosophe Alain, rationaliste, républicain, individualiste et démocrate dans son combat pour le suffrage universel offre une redéfinition du statut de citoyen au XXème siècle après les guerres mondiales :

« Résistant et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen.

Par l’obéissance, il assure l’ordre ;

par la resistance, il assure la liberté . »

Ainsi, comme le présentaient les philosphes des Lumières, la liberté individuelle devient le fondement moderne de la république. L’exercice de la raison de chaque individu est même devenu indispensable à la prétention de vivre encore dans un état démocratique. Il faut savoir aller contre le pouvoir politique lorsque celui-ci ne sert plus les intérêts de la nation et des individus.

Alain ajoute aussi :

« Les nations étant inévitablement plus bêtes que les individus, toute pensée a le devoir de se sentir en révolte. »

En effet, il faut considérer diachroniquement l’évolution des notions d’Etat, de République, de démocratie et de citoyenneté en philosophie pour comprendre la punch line d’un philosophe comme nécessaire. La philosophie d’idéale ou théorique, prospectant tranquillement la vertu, la sagesse pour trouver le bonheur de l’homme a dû devenir efficace face aux atrocités du siècle.

Il est bien plus difficile d’exercer sa  Raison de nos jours, qu’à l’époque où Platon écrivait la République même si Socrate paya de sa vie l’éveil maïeutique des consciences en son temps, car les distractions, manipulations, divertissements, sollicitations permanentes font obstacle à l’exercice de l’esprit critique par chacun.

Il n’en reste pas moins que l’exercice du pouvoir ne peut se passer de l’approbation des citoyens.

Endormir les masses est par conséquent une modalité à laquelle les nouveaux totalitarismes n’oublient pas de sacrifier du temps et des moyens.

Le meilleur gouvernement est en conclusion celui de la raison et la souveraineté de l’individu reste un principe primordial.

Ce n’est pas de l’opinion commune manipulable et uniformisante, celle de la foule, du nombre qui doit être interprétée comme la raison démocratique.

La douceur de vivre dans un pays ne vient pas de la raison supérieure ou exclusive concéder à l’élite des gouvernants ou de la sagesse de soumission d’un peuple, mais elle naît de l’équilibre complexe du partage des responsabilités dans l’exercice de la raison en vigilance permanente par rapport à la préservation de la justice et des libertés individuelles.

POUR ALLER PLUS LOIN:

PROBLEMATIQUE COMPLEMENTAIRE

Existe-t-il des violences légitimes ?

AUTEURS :

Gandhi

Tolstoï

Harendt

Hegel

Weil

PROBLEMATIQUE COMPLEMENTAIRE

Vivons-nous dans une société disciplinaire ?

AUTEURS :

Victor Hugo

Michel Foucault

Rousseau

George Orwell

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BREAK NEWS #LYCEE #BAC2020 #BAC2021

/ LES NOUVEAUX PROGRAMMES DE LA VOIE PROFESSIONNELLE /LYCÉE | VOIE PROFESSIONNELLE
Les nouveaux programmes pour les classes de première et de terminale en baccalauréat professionnel ont été publiés dans le Bulletin Officiel spécial du 6 février 2020 pour les enseignements généraux suivants :
Enseignement moral et civique
Français
Histoire-géographie
Mathématiques
Physique-chimie
Prévention-santé-environnement
Ces nouveaux programmes seront étudiés par les élèves qui sont actuellement en classe de seconde.
BULLETIN OFFICIEL EDUCATION NATIONALE 6 FEVRIER 2020
/ LE GRAND ORAL /LYCÉE | BAC 2021
Le texte cadrant l’épreuve dite du « Grand oral » vient de paraître au BO. Notée sur 20 points (coefficient 10 en voie générale ou 14 en voie technologique), elle permet aux élèves de travailler l’oral, compétence essentielle à la réussite. Adossée aux enseignements de spécialité, cette épreuve nouvelle va permettre au candidat de présenter une question, d’y répondre, d’échanger avec le jury afin de montrer ses qualités d’écoute et ses capacités d’argumentation. À la fin, le candidat explique en quoi la question choisie a contribué à enrichir son projet de poursuite d’études voire ses aspirations professionnelles.
Très prochainement, vous allez pouvoir bénéficier de ressources spécifiques pour travailler l’oral avec vos élèves. 
GRAND ORAL

Perspectives autour des concepts de SCIENCE, CONNAISSANCE et TECHNIQUE #philo

Les problématiques possibles:

Le positivisme n’est-il qu’une apologie de la science ?

Le rationalisme est-il notre seule source de connaissance ?

Le progrès technique est-il un gage de liberté ?

Comment appréhendons nous ce que nous ne connaissons pas ?

Quelle est la meilleure manière de connaître et de maîtriser le monde qui nous entoure ?

Quels rapports peut-on espérer et plébisciter aujourd’hui entre la science et l’éthique au vue de notre héritage intellectuel ?

LA SPIRALE DU PROGRES

Le POSITIVISME : Au XIXème , Auguste Comte définit ce concept scientifique comme ce qui est réel, certain, palpable et imposé par l’expérience.

Ce terme (opposé à « l’imaginaire, chimérique, métaphysique ») n’a donc pas le sens qu’il a aujourd’hui dans le langage courant. S’il le positivisme influença le développement scientifique jusque au début du XXème siècle, il fut ensuite fortement remis en question, notamment avec l’apparition de la psychanalyse et de la notion d’inconscient, inconciliables avec la vision positive trop restrictive de Comte.

Pour Auguste Comte, le positivisme est une science capable d’offrir une nouvelle éthique centrée sur l’humanité, c’est un philosophe idéaliste qui envisage même la sociologie comme la nouvelle « religion de l’humanité », dans l’idée que une éthique universelle de la science mènerait au progrès continu de l’humanité.

« La science mathématique constitue l’instrument le plus puissant que l’esprit humain puisse employer dans la recherche des lois des phénomènes naturels. »

La Loi Des 3 Etats De L’Humanité

Cette science positive est du domaine matériel, le seul que nous puissions connaître.

La science est la norme de la connaissance, car elle nous en fait connâitre les limites et le fondement.

La science ne peut plus être définie à l’issue du premier état comme une révélation divine OU encore comme une contemplation impuissante d’un ordre immuable (de la Physis en grec/Nature).

La société est un corps physique qui peut être étudié comme n’importe quel autre phénomène.

La sociologie doit aussi permettre de répondre à la crise du monde moderne et n’être à la base de la réorganisation sociale.

Dans la mesure où la science est promue au rang de seule discipline normative capable d’ordonner la pensée, la philosophie positive est une apologie de la science.

Le positivisme est une nouvelle manière de considérer et d’étudier le réel.

L’invention d’une nouvelle organisation des connaissances humaines permet de fédérer une société autour de valeurs communes. Nécessité de progrès et de révolution culturelle, ici par la culture scientifique.

L’ordre étant necessaire au progrès, ces philosophes rationnaliste souhaitent reconnaître l’homme réel au lieu d’en former une image absolue.

Le positivisme est une réforme de la pensée Comte propose une nouvelle classification des sciences, attribuant à cinq d’entre elles une valeur déterminante : l’astronomie, la physique, la chimie, la physiologie et enfin la « physique sociale ».

« La science proprement dite est une simple introduction fondamentale à la religion. »

La science est valorisée, car elle entre dans un projet philosophique d’accomplissement de l’homme.

Le savoir n’a aucune valeur s’il n’est pas rapporté à l’homme ,en ce sens on peut parler de fausse science, celle promue par les esprits destructeurs des régimes totalitaires, visant la puissance, la domination criminelle. Après l’expérience du XXème siècle, il est évident que la science ne peut se passer d’une réflexion sur l’éthique.

LA NOTION DE PROGRÈS

Le progrès a permis à l’homme de se dégager des contingences naturelles ; la technique domine la nature, mais également l’homme lui-même.

Il permet accroître sa liberté, ouvrir de nouveaux horizons, améliorer ses conditions d’exitence.

LE MYTHE PROMETHEE (PROTAGORAS dialogue de Platon)

D’Aristote à Spengler, les Philosophes admettent que la technique libère l’homme de la nécessité et le fait sortir de la condition animale.

«  Il faut avouer que les inventeurs des arts mécaniques ont été bien plus utiles aux hommes que les inventeurs de syllogismes. » Voltaire

Mais en suivant sa propre logique, la technique échappe parfois au contrôle de l’homme, négligeant l’éthique, il s’emprisonne dans un rapport au monde déshumanisant.

Le mythe de l’apprenti sorcier, le machinisme, le fordisme et la critique de Charlie Chaplin dans les Temps Modernes satirisent les excès de la course au progrès qui s’est transformée en course au profit.

Le remplacement de l’homme par la machine avec le brusque changement économique en vertu du profit qui ne tient pas compte des besoins humains dans la transition .

L’utilisation des technologies, comme les systèmes informatiques automatisés avec des fonctions annexes qui sont utilisées de manières perverses par un management peu scrupuleux, au lieu de simplement améliorer le rythme de travail et par là même le profit, la pénibilité du travail et la vie du salarié, cela devient un instrument d’esclavage de surveillance bien plus efficace que le fouet d’Egypte.

Notre siècle est plein d’exemples criminels de ce manque de contrôle.

Locke, Rousseau, Kant ont tous les trois averti sur la nécessité d’accompagner le progrès civilisationnel en respectant une éthique et en éduquant moralement, le progrès n’en est pas un à l’échelle de l’humanité, s’il n’est qu’une découverte technique de plus utilisée de façon amorale et inique.

Albert Einstein : « Tout notre progrès technologique, dont on chante les louanges, le cœur même de notre civilisation, est comme une hache dans la main d’un criminel. »

Marx en son temps a mis en garde contre les dangers du machinisme. De plus, il sépare le travail intellectuel du travail manuel et introduit un nouveau clivage en dépossédant l’homme du savoir technique, on en fait un exécutant, quelqu’un de remplaçable et manipulable.

Hannah Arendt critique les « chaînes de production » industrielles dans lesquelles l’homme doit se plier au rythme de la machine.

Quand à l’automatisation ou l’informatique, elles supprime des postes et offre un moyen de gestion et de contrôle de l’humain qui sans garantie éthique devient très pervers socialement et politiquement.

Les philosophes de l’Ecole de Francfort, comme Adorno et Habernas, nous ont mis d’ailleurs en garde contre la technocratie et soulignent que la technique peut-être un autre moyen de domination de l’homme par l’homme.

Georges Friedmann dénonce l’environnement artificiel et inhumain que crée la civilisation technicienne.

Celle-ci dépouille l’homme de ses rythmes naturels. C’est en plus quelque chose qu’avait déjà résolu la sagesse des religions, toutes les lois des religions révélées insistent sur l’importance de préserver les points de repère (fêtes communautaires, mémoire, unité etc …) de repos dans le temps vécu . Sous peine de sombrer dans une société impie, sans valeur, en proie à la la vacuité psychique.

On ne saurait condamner radicalement la technique

Il est indéniable que celle-ci a permis à l’homme de se libérer progressivement de certaines contraintes naturelles.

Cependant, il est non moins vrai que la technique peut se retourner contre l’homme ou être utilisée par certains à des fins de domination.

Ce risque existe d’autant plus que la gestion des sociétés humaines est confiée à des « technocrates » faisant peu de cas de l’homme et de ses aspirations humaines.

Finalement, la question n’est pas de se demander si la technique est bonne ou mauvaise en soi, mais de se demander quelle peut-être pour l’homme la meilleure utilisation que l’on puisse en faire.

RATIONALISME ET RENE DESCARTES

Le Fameux Cogito de Descartes

«  Ce n’est pas assez d’avoir l’esprit bon, mais le principal est de l’appliquer bien. »

Le rationalisme ne se contente pas d’analyser les chose par la raison, il défend aussi l’idée que l’homme naît avec des idées innées . Le « Noûs » grec antique proche de l’idéalisme platonicien: en philo, une idée est présente dans notre esprit avant toute expérience ; elle est inhérente à l’esprit humain. Avant de naître au monde sensible, l’esprit contemple le monde des idées pures.

Ces idées seraient si évidentes qu’elles rencontrent la réalité dans le monde.

La raison peut donc aussi s’appliquer au domaine spirituel, à l’abstrait et au métaphysique.

C’est ainsi que Descartes a démontré l’existence de Dieu ; si je suis capable d’avoir l’idée d’un être parfait, ce ne peut être que Dieu.

Descartes refuse les vérités dogmatiques et inaugure le rationalisme moderne.

En affirmant la prédominance du « je pense donc je suis » et donc de l’exercice de la raison et posant l’être comme siège de la pensée , il induit aussi la primauté de l’homme en tant que conscience au sein de la création, dans la perspective d’une philosophie transcendantale.

Le rationnalisme étant fondé sur la raison, nous permet de nous connaître en totalité, notamment parce qu’il corrige les erreurs dues à nos sentiments et à notre imagination.

Le rationalisme, tel qu’il fut défini à partir de l’oeuvre de Descartes, est à l’origine de la philosophie moderne, puisqu’il a posé l’homme et la pensée comme point de départ de toute connaissance, en lieu et place des vérités religieuses et dogmatiques.

Mais, comme l’a écrit Pascal, il faut éviter deux excès : « exclure la raison, n’admettre que la raison ».

Aujourd’hui, il est vrai, on est loin de cette confiance naïve et enthousisate dont témoignaient Platon ou Descartes.

Mais, pour Platon, il s’agissait de fonder la connaissance sur autre chose que le mythe ou la religion.

Et pour Descartes, il s’agissait de donner un fondement à la science autre que la scolastique.

La scolastique est une philosophie et une théologie d’inspiration chrétienne telles qu’elles furent enseignées au Moyen Age par les universités.

Dans un sens négatif, la scolastique est définie comme abstraite et formaliste.

Dans la seconde moitié du XIXème siècle, le rationalisme est une nouvelle fois ébranlé par la découverte de l’inconscient par Freud.

D’autres philosophes comme Nietzsche rejettent aussi l’idée d’une supériorité de la raison sur le corps, les désirs, l’imaginaire.

La philosophie et l’observation des phénomènes scientifiques objectifs s’arrêtent là où s’arrête le conscient. Les vérités abstraites au cœur des questions existentielles inhérentes à notre condition humaine ne sont pas appréhendables par ce type de méthode.

Break news sur le Brexit et Erasmus

Cela peut être intéressant de le savoir à l’avance, surtout si vous êtes étudiants et si vous vous destinez à des études en langues.

Annonce de l’Education Nationale au sujet des conditions d’échanges linguistiques et séjour en Angleterre après le Brexit, à partir de janvier 2021.

Quoiqu’il en soit, dites vous qu’avant l’Europe et les années 90, beaucoup de gens ont voyage ont appris l’anglais.

Et tant qu’à demander un visa, vous irez peut-être de préférence dans un autre pays anglo-saxon !

#LETTRES #PHILO #BAC Quelle vision l’existentialisme donne-t-il de la condition humaine ?

Le Désespoir :

Apparu après la deuxième guerre mondiale, ce mouvement intellectuel permet à Jean-Paul Sartre d’exposer sa vision assez pessimiste du monde et de la barbarie du XXème.

Il partage cette philosophie avec sa femme,Simone de Beauvoir, et son ami Albert Camus ainsi que Maurice Merleau Ponty.

L’existentialisme est par définition athée, il constate l’absurde de la condition humaine, par la nie tout principe supérieur capable d’ordonner le monde et en déduit ainsi l’absence de morale qui a conduit aux crimes contre l’humanité. Mais en niant les vérités éternelles et universelles, le sens de la vie humaine échappe, l’homme est livré à lui même et au désespoir, car les fondements de la morale son ruinés. Cela aboutit au nihilisme (en latin nihil=RIEN).Un siècle plus tôt, un autre philosophe démarre ce mouvement par ce constat :

« Nihilisme est l’homme qui juge que le monde tel qu’il est ne devrait pas être, et que le monde tel qu’il devrait être n’existe pas. De ce fait,l’existence (agir, souffrir, vouloirs, sentir) n’a aucun sens:de ce fait le pathos du en vain est le pathos nihiliste et une inconséquence du nihiliste. » Friedrich Nietzsche (voir aussi doctrine de Schopenhauer fin XVIIIe qui l’a influencé).

« L’homme sans aucun appui et sans aucun secours est condamné chaque instant à inventer l’homme. » Sartre

Il n’y a pas de principe divin, pas de « nature humaine », pas de destin, pas de bien ou de beau en soi. Rien pour redonner, dans ces circonstances historiques, sa dignité et un sens supérieur à l’existence humaine.

L’homme moderne est ainsi confronté au néant, il ressent l’angoisse existentielle.

Cette doctrine montre la misère de l’humaine condition et lui refuse toute forme de consolation que ce soit par les idéaux ou la religion.

Tout est permis

Les atrocités des génocides au XXème siècle semble relevé d’une dénaturation de l’être humaine et chaque intellectuel analyse son temps en proposant sa vision du monde. Le monde a basculé dans ce qu’ Hanna Arendt, sans être existentialiste, nomme le « tout est permis, tout est possible » du totalitarisme. L’amoralité n’est pas une propagande de philosophes, elle est celle des régimes fascistes et nazis. Les intellectuels contemporains des guerres civiles et mondiales se contentes de constater que ni la transcendance,la morale des religions révélées, ni l’immanence,le respect de la dignité de l’être naît de l’appartenance de tout un chacun à l’humanité, n’ont été des freins suffisants pour éviter le pire. On peut objecter qu’il a bien fallu que certains garde ces principes avec rage et courage pour entre en résistance et qu’ils ont vaincu. Mais on se place du point de vue d’intellectuels devenus impuissants alors qu’ils étaient en Europe le fleuron de la culture, de la civilisation. Comment dès lors ne pas être un imposteur ?

Ce qui se passe c’est que les états totalitaristes du XXe siècle ont plongé les masses dans l’abrutissement et l’absence de distinction entre le bien et le mal.

La distinction entre le bien et le mal disparaît et toutes les actions se valent.

Tous coupables, donc tous innocents. Malédiction de l’absence de justice possible, avec de l’oppression de la force et du nombre dans les états violents manipulant les foules.

Au siècle précédent des écrivains russes, dans le contexte de la répression des révoltes paysannes à cause des famines, ont aussi constaté le malheur de la perte des valeurs dans leur société où le crime fratricide de la guerre civile est devenu légitime et même glorifié ou en tout cas impuni-ssable :

Fiodor Dostoievski

(1821-1881)

a lui aussi constaté en son temps ce

« tout est permis » qui conduit à l’anarchie

Tolstoï ,

qui inspira Gandhi avec la réflexion sur les violences

d’état dans Le Royaume de Dieu est en vous,

dénonce aussi l’obéissance aveugle à l’Etat et à l’Eglise qui justifient le crime qu’ils font commettre aux jeunes paysans contre leurs semblables.

Tous les intellectuels ne rejettent pas la foi mais leur jugement reste sans appel quand à l’existence humaine dans les excès contemporains :

« Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas. » André Malraux 1901-1976 in La Légende du Siècle 1972.

La Solitude

Comment ne pas être un imposteur quand on est un homme d’esprit, alors que toutes les lumières de l’esprit semblent s’être éteintes ?

Avouer le sentiment d’angoisse existentielle, la vérité première pour Sartre sur l’existence humaine c’est ce sentiment universel de solitude et d’isolement. L’homme se sent étranger au monde et incapable d’atteindre les autres (voir le roman de Camus L’Etranger). L’homme est fondamentalement seul face à son destin, ses choix. Ce n’est pas en trouvant sa place, une fonction, une relation au sein de la communauté qu’il se définit, qu’il trouve des repères suffisant ou un remède à cette angoisse. Il est comme le Sisyphe 1944 d’Albert Camus condamné à toujours faire l’effort d’être le seul responsable de ses actes quand bien même la tâche ou les circonstances dépassent, comme le rocher de ce personnage mythologique, ses capacités individuelles. La position éthique est rendue si difficile que le personnage apparaît tour à tour comme pathétique, héroïque et suicidaire quelle que soit l’issue.

Une petite transition dans le cours de notre réflexion sur l’existentialisme

Il apparaît dons que l’existentialisme sartrien donne une vision plutôt pessimiste de la condition humaine, car il participe d’un constat amer de l’abomination du crime contre l’humanité et du jugement qui en découle sur la misère de l’humanité sans Dieu.

La foi, la morale, les grands idéaux sont restés impuissants face à la barbarie, il faut inventer une autre manière de se positionner intellectuellement pour échapper à la folie et au désespoir.(voir la biographie de Stefan Zweig et Primo Levi).

Comment échapper aux dérives de l’amoralité nihiliste et au déterminisme selon lequel toutes les actions humaines sont liées à des causes ou facteurs extérieurs, parfois antérieurs à l’existence d’un individu ? Comment la pensée peut elle encore libérer l’homme et retrouver du sens ?

AFFIRMATION D’UNE LIBERTÉ RADICALE

Pourquoi continuer à écrire si l’existence est dénuée de sens ?

Vous avez certainement tous déjà entendu la maxime de Sartre « l’existence précède l’essence », alors approfondissons un peu cette réflexion avec lui :

« Cela signifie que l’homme existe d’abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu’il se définit après.

 L’homme, tel que le conçoit l’existentialiste,s’il n’est pas définissable, c’est qu’il n’est d’abord rien. Il ne sera qu’ensuite, et il sera tel qu’il se sera fait.

Ainsi, il n’y a pas de nature humaine, puisqu’il n’y a pas de Dieu pour la concevoir.

L’homme est seulement, non seulement tel qu’il se conçoit, mais tel qu’il se veut. » in L’Existentialisme est un humanisme, coll. Folio essais, p.29 ,1946

Jean-Paul Sartre

Le versant positif de cette vision radicale de la condition humaine, c’est que l’homme est absolument libre. Son existence ne dépendant ni de Dieu, ni des principes supérieurs.

Il doit décidé et conféré par ses actes un sens à son existence.

L’existentialisme ne reconnaît aucun déterminisme, aucune fatalité capable d’entraver la liberté de l’homme. Il doit poser des choix et y conformer ses actes en toute conscience. Cela peut nous conduire à nous interroger sur les exigences intellectuelles de cette « conscience » qui a tant fait défaut. C’est une éthique individuelle, une discipline qui consiste à faire ce que les philosophes ont toujours fait du reste, s’interroger, interroger son époque (ils vulgarisent cette discipline quotidienne par la pratique de l’écriture en tant que romanciers) et faire de choix assumés en posant des actes publics en accord avec leurs convictions.

En ce sens, l’existentialisme est une philosophie de la liberté.

L’ENGAGEMENT COMME MORALE

Il n’y a rien pour nous déterminer avant d’avoir l’expérience matérielle du monde, donc comment suivre d’emblée les principes d’une morale judéo-chrétienne ou autre…laïcisée ou non d’ailleurs.

Mais cela ne veut pas dire que tout soit permis. L’excuse ne peut plus être d’avoir obéi à une pression de groupe, tout se passe dans l’effort que fait la pensée individuelle pour déterminer si la situation concrète dans laquelle l’individu se trouve est conforme à la dignité humaine. L’existentialisme est bien un humanisme comme beaucoup de courants de pensée précédents, car il rend à l’homme moderne sa dignité par l’engagement de sa responsabilité individuelle :

«Il est impossible que l’homme soit mis contre sa volonté dans une situation contraire à sa conscience . » Léon Tolstoï, d’abord influencé par le nihilisme, puis par la doctrine chrétienne.

En tout état de cause, l’homme doit lutter, résister contre tout ce qui tend à nier sa liberté et celle des autres. Cela conduit non à une morale de principes, normative et héritée d’une tradition ou d’une sagesse immémoriale innée ou acquise, mais à une morale de l’action et de l’engagement en société, une éthique d’interrogation et de vigilance sur le fait politique, car la conscience collective n’existe pas, les choses ne vont pas aller bien d’elles-mêmes si l’individu ne s’investit pas et fait confiance aveuglément aux autres, à l’institution. La responsabilité étant par définition individuelle et en plus ponctuelle. Il devient alors pour eux d’autant plus important de vulgariser ces idées, que l’intellectuel ne peut plus être une conscience isolée dans le temps.

LA COMPAGNIE: une nécessité !

L’existence humaine se définit également par le rapport aux autres. L’existentialisme est parfois mal compris comme une individualisme de dandy, peut-être à cause de sa popularité auprès des adolescents avec le fameux titre « L’enfer,c’est les autres » de la pièce Huis Clos de Sartre en 1944 .

Non seulement, il n’y a pas d’engagement sans action, mais il n’y a pas d’acte ou de discours qui pose l’existence de ma moralité sans qu’autrui constitue un obstacle ou un médiateur indispensable entre moi et moi-même. L’homme vit au milieu des autres et doit se définir par rapport à eux. En même temps par tradition philosophique, il serait étonnant que l’on ne fasse pas place au dialogue philosophique avec l’autre comme témoin, rencontre ou obstacle à sa pensée ou son engagement afin d’agir sur le monde et ne pas sombrer dans l’impuissance ou le désespoir de la solitude existentielle. Camus sur la nécessite de trouver l’autre : « l’absurde naît de cette confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde ».

L’homme conscient et responsable, qui s’engage dans son temps et fait preuve d’une discipline constante dans cette éthique modernisée, est alors libre de créer lui-même ses valeurs et sa vie.

CONCLUONS 

Ainsi, Sartre et les partisans de l’existentialisme ne propose pas une pessimiste ou optimiste de la condition humaine, mais il semblerait bien plutôt qu’ils offrent à l’homme de quoi s’affranchir par une discipline de la conscience raisonnée responsable de son temps et une éthique de l’engagement. Le courant de l’Absurde offre, chez les romanciers, une philosophie de la résistance. Politiquement, les réflexions accoucheront de révolutions non-violentes et de mouvements de désobéissance civile.

Leurs idées ont parfois pâti de leur succès, entre vulgarisation et provocation, et l’on a eu tôt fait de résumer leur pensée alors qu’elle est un parcours intellectuel de plusieurs siècles face aux atrocités de l’histoire. L’homme moderne n’est plus protégé, ni soumis à des normes extérieures à sa propre expérience de l’existence et il est le seul à pouvoir donner un sens à la vie. La liberté de l’homme est primordiale, d’elle découle de la morale en société par les choix conscients à chaque instant.