News #Lycée maj. 17 janvier 2020

Rappel dates pour les épreuves communes

Selon le site eduscol

orientation: ouverture inscriptions Parcoursup

Cours du Moma en ligne

Education artistique
Septembre 2008 – Juillet 2016: plus de 1 900 articles ont été publiés sur le site du Clic France. Vous pouvez retrouver ces contenus par date de publication ou par thématiques.


« Qu’est-ce que l’art contemporain? »: le nouveau cours en ligne gratuit du Musée d’art moderne de New york
13/01/2020 par admin


Le 11 janvier 2020, le Museum of Modern Art MoMA de New York a annoncé le lancement

d’un nouveau cours en ligne gratuit et massif MOOC intitulé

« What Is Contemporary Art? »

Disponible depuis le lundi 13 janvier 2020, sur la plateforme Mooc Coursera,

offre « un examen approfondi de plus de 70 oeuvres « .

Comment briller à l’oral ? Conseil pour la Smart Team, E. A. F. et autres exams…

Semer pour récolter :

étudier, réviser, participer…si vous voulez reprendre ces principes de base, je vous renvoie à l’article:
#Aller chercher la mention .

a) Gestion du stress et des révisions :


Les oraux blancs sont un excellent moyen de s’auto évaluer et apprendre à poser sa voix. La veille du jour J, il est préférable de fermer ses livres et de s’aérer un peu.
Si vous avez assisté régulièrement aux cours et travaillé raisonnablement, appris la méthode de l’exposé oral et préparé une révision de l’ensemble des textes, vous serez rassurés et vous vous serez donnés les moyens de réussir l’épreuve sans problème.
Pour réviser, réalisez des fiches de plan pour chaque texte, le fait de réécrire vous aidera à mémoriser. Il est très important de s’entraîner à lire à haute voix.

b)Conseil pour l’examen :

Arrivez un peu en avance, n’oubliez pas le descriptif, les livres et les jeux de photocopie ainsi que la convocation et une pièce d’identité. Ayez une tenue correcte. En entrant dans la salle, saluez l’examinateur « Bonjour Madame ou Monsieur » avec un sourire. Durant l’entretien un niveau de langue adéquat s’impose. On analyse votre maîtrise du vocabulaire et de la langue
Lors de votre temps de préparation concentrez vous, n’écoutez pas la personne qui passe, cela vous ferait perdre un temps précieux et les réponses ne sont pas forcément pertinentes pour votre extrait. Lisez votre texte deux fois et analyser la question posée pour orienter votre lecture.

Au brouillon, faites alors le plan détaillé avec titres et sous-titres (deux à trois parties et deux à trois sous-parties, sans rédiger entièrement), puis faites l’introduction et la conclusion en les rédigeant entièrement.
Une ou deux feuilles de brouillon suffisent pour noter de façon lisible et aérée les axes de lecture, les termes importants à rattacher. N’écrivez que sur le recto, numérotez si vous avez plusieurs feuilles, prendre des feuilles différentes pour l’introduction et pour la conclusion. Rassemblez posément vos souvenirs, pensez à la façon dont vous avez traité cet objet d’étude en classe. (Vous ne devez pas tout écrire, ni réciter par cœur ce n’est pas le but de l’exercice et on ne vous demande pas non plus d’épuiser exhaustivement le sujet en seulement 10 min !)
Le texte pourra être souligné au crayon à papier de façon à pouvoir le citer avec aisance.
Repérez le paratexte (dates, n°chapitre) et d’éventuelles notes pour bien situer l’extrait dans l’œuvre et son époque dès votre introduction.
A votre tour ! Respirez bien avant de commencer, veiller à avoir toute l’attention de l’examinateur. Articulez et parlez clairement. Essayez d’évitez les petites interjections du type « euh… », ne gesticulez pas trop. L’examinateur comprend votre émotion.

Faîtes de vraies phrases bien intelligibles et marquez une pause entre les parties en rappelant l’axe développé par une courte phrase. Utilisez des mots d’articulation : « par ailleurs, de même, enfin, pour conclure… »Levez les yeux de votre feuille. Il est beaucoup plus agréable qu’une personne vous regarde quand elle vous parle.

c) La lecture à haute voix :

Elle doit être expressive et tenir compte de la tonalité du texte. Il faut respecter la ponctuation et les poses imposées à la voix et faire les liaisons. Elle intervient généralement après la problématique et avant l’annonce des axes de lecture. La lecture est aussi admise en fin d’introduction.

d) Méthodes de présentation :

Ne paniquez pas, répondez calmement l’entretien est conçu pour rattraper éventuellement quelques points sur l’exposé. Le simple fait de se montrer ouvert à la discussion et de faire un effort de réflexion peut mériter une note honorable.

_ Sur l’appréciation personnelle : attention alors à formuler un avis argumenté sur le texte, car vous n’êtes pas jugés sur le fait que vous l’appréciez ou non.

On ne vous le dira jamais assez, soignez la méthodologie. Cela rend votre propos oral,clair et abordable par tous. Ce sont des règles générales qui vous aideront encore dans votre vie professionnelle à présenter vos projets à votre équipe ou même à obtenir un budget avec vos clients !

e) Entraînement :

Le système scolaire anglo-saxon multiplie les petits exercices oraux de présentation dès le plus jeune âge et sur n’importe quel sujet. Il n’y a pas comme en France l’exigence de l’expertise et de l’exhaustivité. Cela dit l’exigence intellectuelle française est très appréciée dans le monde du travail à l’international.
Mais ce qu’il faut retenir, c’est que les élèves ainsi formés sont à l’aise et décomplexés ensuite quand ils savent quelque chose dans un domaine pour l’exposer oralement.
Donc, prenez vous y dès le début de l’année, et essayez vous régulièrement à exposer quelques minutes votre point de vue sur un texte ou à redire les idées essentielles et concept ou notions littéraires que vous venez d’aborder en classe, c’est un bon exercice de révisions, cela créé aussi une mémoire affective à long terme et vous habitue à formuler à haute voix. Et, oui, les acteurs le savent, il faut aussi en passer par là et s’habituer à entendre sa propre voix, pour moduler ses inflexions et prendre conscience de la situation, en prendre le contrôle et gagner en confiance.

Vous pouvez aussi vous enregistrer, sur un logiciel comme audacity ou une appli dictaphone.

Personnellement, je préfère une présence. Et , il faut le faire quotidiennement, même si ce n’est qu’un quart d’heure. Il peut s’agir d’une personne de votre entourage capable de vous accompagner sur l’année, d’un professeur particulier ou même d’un animal de compagnie dévoué et tout ouïe.

Ce qu’apprécient les examinateurs :

Ayant passé de nombreux concours et examens, entraîné et interrogé des élèves à l’oral méthodique, je sais bien ce qu’attendent d’un candidat les examinateurs dans le cadre scolaire.

a) En Lettres, E.A.F., HIDA , HLP …

Avant tout proposer une lecture personnelle,un avis personnel, le prouver par des liens uniques entre les œuvres (cf. modèle de grille).

qu’est-ce qu’apprécier une œuvre ?

Avoir un point de vue nuancé, savoir saisir une dimension artistique, le respect d’une sensibilité particulière, les examinateurs y seront sensibles pour ces matières . Une vraie connaissance de l’oeuvre passe par deux aspects : l’études des notions scolaires et prérequis en terme de savoirs, et une confrontation personnelle d’un individu en formation avec une œuvre majeure du patrimoine.
La théorie du Lector in Fabula, d’Umberto Ecco, il n’y a pas de vrai ou de faux en littérature ou en art, il y a un sujet qui reçoit une œuvre d’art et lui donne un libre interprétation, parfois indépendante de la volonté du créateur ou de l’auteur. Conception moderne de l’herméneutique littéraire.
Cependant, je préfère assurer en connaissant les différents aspects de l’oeuvre:

la théorie du genre littéraire ou du mouvement,

la biographie de l’auteur

Cela offre des éclairages différents et on aurait tort de s’en priver surtout lorsqu’il faut ensuite disserter et assouplir des points de vues…
Vos examinateurs seront émus, si vous argumentez votre point de vue intelligemment voire passionnément, car ils savent eux que l’on peut relire une même œuvre dans sa vie et avoir des réactions tout à fait différentes. Tant il est vrai que la vision que l’on a d’une œuvre en dit davantage sur nous que sur l’oeuvre elle-même.

b) d’une façon générale exposés et autre projets transversaux… :

Il faut ménager la première et la dernière impression. Donc, soignez au brouillon la rédaction de l’intro. et de la conclusion avec une ouverture du sujet, un lien vers une autre oeuvre ou une question théorique sur le genre par exemple. Soyez précis dans la présentation du texte ou de l’oeuvre dans son contexte, énoncez clairement votre problématique et répondez y précisément en reprenant les principaux points de votre explication en conclusion.
Les examinateurs doivent suivre des grilles de notation, comment sont-elles faites ?
ici EXEMPLE de grille et
lien vers sujet zero.

CONCLUSION

Cela vaut pour les examens surtout, mais peut se passer différemment en concours.
Laissez nous savoir si vous souhaitez aussi des conseils spécifiques pour la préparation des concours ?
Même dans l’hypothèse où vous tombez sur un examinateur malveillant ou de mauvaise humeur, qui vous met des bâtons dans les roues, il y a une justice, il ne sera pas sur la prochaine épreuve, sachez que personne ne peut vous faire obstacle, car vous avez développé à ce stade des valeurs sûres : constance et persévérance d’où naît une assurance légitime, vous avez confiance en ce que vous savez ou savez faire.
Vous aurez ainsi une note qui vous donnera un plus ou moins bon rang dans le classement, mais vous êtes à votre place.
Je dirai même que si vous avez ce genre de mentalité, ce n’est pas uniquement la porte de ce concours que vous seriez capable d’ouvrir.
Comme disent les Américains, parfois moins « petit gobelet » que nous :

THINK BIG !
Vos échecs forgent un battant doué d’une éthique, vos détracteurs vous ont donné la rage, considérez qu’ils vous ont fait un cadeau.
Vous aurez peut-être un jour besoin de rebondir, de changer de vie.
D’ailleurs, pour ce qui ont une année sabbatique ou se prépare en candidat libre,

j’ai encore un autre conseil :
Multipliez vos chances!
Avez-vous pensé à passer d’autres concours dans la même branche
?

Autant rentabiliser vos efforts cette année!

Laissez nous savoir si vous souhaitez aussi des conseils spécifiques pour la préparation des concours ?

infos exams M.A.J. du 6 janvier

Brevet, baccalauréat, CAP et BEP : les dates des examens 2020
Publié le 26 décembre 2019 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)



Les dates

des épreuves écrites du diplôme national du brevet, du baccalauréat, du CAP et du BEP 2020 ont été arrêtées par le ministère de l’Éducation et de la Jeunesse.

Retrouvez-les sur Service-public.fr.


Diplôme national du brevet


Les épreuves écrites du diplôme national du brevet communes à tous les candidats se dérouleront les lundi 29 et mardi 30 juin 2020.

La session de remplacement aura lieu les lundi 14 et mardi 15 septembre 2020.

Certificat d’aptitude professionnelle (CAP)


Les épreuves écrites d’enseignement général du CAP se dérouleront les jeudi 4 et vendredi 5 juin 2020.

La session de remplacement aura lieu le jeudi 10 septembre 2020

Brevet d’études professionnelles (BEP)


Les épreuves écrites du BEP se dérouleront le mercredi 3 juin 2020.

La session de remplacement aura lieu le jeudi 10 septembre 2020.

Baccalauréat


Les épreuves écrites de français de première passées par anticipation au titre de la session 2021 et les épreuves écrites de français de terminale passées au titre de la session 2020, se dérouleront le mercredi 17 juin 2020 de 14h à 18h.

Les épreuves écrites du baccalauréat général et du baccalauréat technologique se dérouleront du mercredi 17 au mercredi 24 juin 2020.

Les sessions de remplacement auront lieu du 7 au 14 septembre 2020.

Les calendriers des épreuves du baccalauréat général et technologique pour les académies de la Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion et Mayotte, seront publiés prochainement.

Les épreuves générales écrites du baccalauréat professionnel

se dérouleront du mercredi 17 au mercredi 24 juin 2020. Les épreuves pratiques et écrites sur support informatique en Mathématiques-Sciences physiques et chimiques se dérouleront du lundi 25 mai au vendredi 5 juin 2020.

Les sessions de remplacement auront lieu du lundi 9 au lundi 16 septembre 2020.

À noter : Les résultats seront communiqués à compter du mardi 7 juillet 2020.

Les dates des épreuves orales et pratiques sont fixées par les recteurs, dans chaque académie.

Rappel : Les candidats aux examens reçoivent leur convocation environ trois semaines avant le début des épreuves. Le centre d’examens et le matériel autorisé y sont précisés. Lors de l’examen, le candidat présente sa convocation et une pièce d’identité en cours de validité avec sa photographie.

Une session de remplacement est organisée et réservée aux candidats inscrits qui n’ont pu se présenter à la session normale pour des raisons dûment justifiées.

Textes de référence
Bulletin officiel de l’Éducation nationale du 21 novembre 2019

Orientation: femmes et territoires, ingénieure martiniquaise


ESTELLE HILAIRE

Fondatrice de Karaïb 3DFort de France


Il existe encore peu de femmes exerçant des métiers d’ingénieur

Elle est ingénieure en fabrication numérique.

Et elle en est fière, car son parcours n’est pas linéaire. D’abord orientée vers le métier d’ingénieure biomédical, Estelle Hilaire a toujours été fascinée par l’innovation et les nouvelles technologies.

C’est après l’obtention d’un doctorat à Lyon qu’elle retourne en Martinique pour quitter le monde académique et valoriser les connaissances acquises. Une foule d’heures de brainstorming plus tard, Estelle lance avec son associé, William Caster, Karaïb 3D. Une entreprise de savoir-faire et services en conception 3D pour les professionnels et particuliers.

Création d’objets, réparation d’ustensiles, expertises pour les organismes privés et publics souhaitant intégrer des solutions 3D… Le quotidien d’Estelle est multiple.



QUEL EST LE SENS DE VOTRE ACTIVITÉ ? POURQUOI LA MENEZ-VOUS ?


En développant une activité d’avenir dans un département distant de la France métropolitaine, nous offrons à nos clients la possibilité de se fournir localement. Alors que l’importation implique des délais de livraison et un surcoût imposé par les taxes douanières.

Notre entreprise s’inscrit aussi dans une politique d’écodéveloppement en évitant le gaspillage d’énergies et de ressources et en contrecarrant l’obsolescence programmée. Nos déchets et rebuts sont retransformés en matière première pour nos imprimantes 3D et nous privilégions l’utilisation de plastiques biosourcés.

Nous réduisons la fracture numérique et favorisons l’e-insertion, en invitant le public à utiliser et à se former sur les machines du futur.







RACONTEZ-NOUS LE(S) DÉCLIC(S) QUI VOUS A/ONT POUSSÉE À ENTREPRENDRE ET LES CONSEILS QUE VOUS DISTILLERIEZ À CELLES QUI N’OSENT PAS ENCORE FRANCHIR LE CAP ?


J’estime qu’il est très important de pouvoir se réveiller le matin en ayant une motivation naturelle pour aller travailler, car le métier qu’on a choisi de faire nous stimule.

Il existe encore très peu de personnes exerçant mon métier, l’entrepreneuriat était la meilleure façon d’y arriver.

Mon conseil ? Il faut garder en tête de pouvoir vivre de sa passion. Je me donne à fond sans avoir besoin de motivation extérieure pour pratiquer mon travail en ayant un objectif économique : à la fois pour développer l’activité économique du territoire insulaire où je réside et également pour développer mes ressources personnelles.







AU QUOTIDIEN, QUELLES SONT VOS ASTUCES POUR PERDURER ET AFFRONTER LES DÉFIS ? COMMENT LE RÉSEAU FEMMES DES TERRITOIRES EST-IL UN OUTIL SUPPLÉMENTAIRE ?


Exercer dans un domaine totalement innovant, passionnant, versatile, à faire ce que l’on aime faire et nous permettre de contribuer à notre manière au développement économique de notre île est devenu extrêmement gratifiant. Malgré toutes les facilités scolaires dont j’ai disposé, il y a eu des moments de doutes et d’échec très souvent suivis de remises en question et de réussites.

Je sais qu’il y aura des difficultés au sein de la société que j’ai créée, mais je sais aussi qu’il y aura toujours une solution.

Il existe encore peu de femmes exerçant des métiers d’ingénieur et nous soutenons particulièrement les initiatives visant à les motiver et encourager.

Estelle HILAIRE

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ORIENTATION PARCOURSUP MAJ. 20/12/19

OUVERTURE DU SITE PARCOURSUP 2020

Le site Parcoursup.fr 2020 ouvre le vendredi 20 décembre afin de permettre aux candidats de consulter les formations, d’affiner leur projet d’études et de se préparer à la phase de formulation des vœux.

les épreuves de contrôle continu du nouveau #Bac2021

Calendrier, notation, copies anonymisées, etc.

@CyrusNorth

vous en dit plus sur les épreuves de contrôle continu du nouveau #Bac2021 dans la nouvelle vidéo de

@lantisecheoff

Le contrôle continu est la grande nouveauté de ce BAC. Alors voilà quelques conseils pour assurer un maximum de points. L’oeil du tigre ?￰゚ムタ Une vidéo en partenariat avec le Ministère de l’Education nationale et de la jeunesse. —– Rappel des 3 périodes où vous passez des épreuves de contrôle continu : Au 2e trimestre de 1re, vous passez : • L’histoire-géo • Les langues vivantes LVA et LVB • Les mathématiques, si vous êtes en 1re technologique Au 3e trimestre de 1re, vous passez : • L’histoire-géo • Les langues vivantes LVA et LVB • Les mathématiques (pour les élèves de 1re techno) ou l’enseignement scientifique (pour les élèves de 1re générale) • Un enseignement de spécialité Au 3e trimestre de terminale, vous passez : • L’histoire-géo • Les langues vivantes LVA et LVB • Les mathématiques (pour les élèves de 1re techno) ou l’enseignement scientifique (pour les élèves de 1re générale) Vous pouvez découvrir le détail des épreuves de contrôle continu + des conseils révisions sur http://quandjepasselebac.education.fr… ——- Une vidéo écrite par : Cyrus North (@CyrusNorth) Greg (@Gregoire_A) – ——-

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HORIZONS21 FAIT PEAU NEUVE

La plateforme Horizons21 s’enrichit et accompagne les élèves de la seconde à la terminale dans leurs choix d’enseignements de spécialité et dans la conception de leur projet d’études supérieures.

CONSTRUISEZ VOS CHOIX DE SPÉCIALITÉS AU LYCÉE

Simulez vos combinaisons de spécialités et découvrez les perspectives de formations et de métiers qui s’offrent à vous.

Vous êtes actuellement en classe de…

La plateforme Horizons21.

■ 20.12.2019
OUVERTURE D’UNE PLATEFORME DÉDIÉE MA SPÉ MATHS

Le CNED Académie numérique a développé un service numérique pour les élèves de 1re générale qui suivent l’enseignement de spécialité mathématiques. Cette plateforme en ligne est accessible.

https://maspemaths.cned.fr/login/index.php

Samuel Beckett, Oh les beaux jours, Happy Days (1961)

Happy Days(1961)

Oh les beaux jours !

(1963) pour la version française traduite par l’auteur

Samuel Beckett 1906-1989

PRIX NOBEL EN 69 POUR ?

L’ENSEMBLE DE SON OEUVRE…Un humanisme moderne


Madeleine Renaud, Samuel Beckett et  Roger Blin pendant les répétitions de
Oh les beaux jours
1963. Photo Roger Pic, © Adagp, Paris, 2019.

sa BIO

Samuel Beckett est un écrivain d’origine irlandaise qui entretient une relation toute privilégié avec Paris et la langue française. Après une première visite de Paris pour ses 14 ans, Beckett a la chance de revenir en tant qu’étudiant et en qualité de lecteur d’anglais à l’Ecole normale.

Il sera caché par et avec Nathalie Sarraute durant la guerre, il entre alors en Resistance et commence à écrire directement en français à partir de 1945.

Son bilinguisme ,comme celui de Wilde, lui permet de traduire lui-même ses œuvres d’une langue à l’autre et lui confère un style sobre, moderne et décomplexé en français qui sert le propos du mouvement du théâtre de l’absurde. S’il faut mettre une étiquette sur l’ensemble de son oeurve romanesque, dramaturgique et poétique qui lui value un prix Nobel en 1969.

C’est un écrivains du Bac cette année et un écrivain majeur de la littérature cosmopolite du XXème siècle.

Le Sujet de cette pièce

Voici le résumé de Ludovic Janvier, Beckett par lui-même, aux éditions Le Seuil, 1969 :

Deux journées sous le soleil, au cours desquelles, enfouie dans la terre jusqu’au torse puis jusqu’au cou, Winnie dure. Avalée par le sol, elle se dit légère. Appuyant de temps à autre son discours sur les restes de son Willie qui achève de remuer et peut-être de vivre, elle bavarde à petits coups, prie, raconte, chantonne et se souvient, recense ses derniers maux et ses derniers biens avec la souriante sérénité de celle qu’une grâce singulière a visitée : ce qui nous paraît enfer lui est tout venant, un mot de Willie est une joie, un jour sans mourir est un beau jour. Mesurée, indulgente, elle règne sur son malheur. 


Lire la suite « Samuel Beckett, Oh les beaux jours, Happy Days (1961) »

Smart Lectures: Samuel Beckett Oh les beaux jours !

Extrait Smart Lectures n°1 ACTE PREMIER, EXPOSITION

« Étendue d’herbe brûlée s’enflant au centre en petit mamelon. Pentes douces à gauche et à droite et côté avant-scène. Derrière, une chute plus abrupte au niveau de la scène. Maximum de simplicité et de symétrie. 

Lumière aveuglante. 

Une toile de fond en trompe-l’œil très pompier représente la fuite et la rencontre au loin d’un ciel sans nuages et d’une plaine dénudée. 

Enterrée jusqu’au-dessus de la taille dans le mamelon, au centre précis de celui-ci, WINNIE. La cinquantaine, de beaux restes, blonde de préférence, grassouillette, bras et

épaules nus, corsage très décolleté, poitrine plantureuse, collier de perles. Elle dort, les bras sur le mamelon, la tête sur les bras. À côté d’elle, à sa gauche, un grand sac noir, genre cabas, et à sa droite une ombrelle à manche rentrant (et rentré) dont on ne voit que la poignée en bec-de-cane. 

À sa droite et derrière elle, allongé par terre, endormi, caché par le mamelon, WILLIE. 

Un temps long. Une sonnerie perçante se déclenche, cinq secondes, s’arrête. Winnie ne bouge pas. Sonnerie plus perçante, trois secondes. Winnie se réveille. La sonnerie s’arrête Elle lève la tête, regarde devant elle. Un temps long. Elle se redresse, pose les mains à plat sur le mamelon, rejette la tête en arrière et fixe le zénith. Un temps long. 

WINNIE. — (Fixant le zénith.) Encore une journée divine. (Un temps. Elle ramène la tête à la verticale, regarde devant elle. Un temps. Elle joint les mains, les lève devant sa poi trine, ferme les yeux. Une prière inaudible remue ses lèvres, cinq secondes. Les lèvres s’immobilisent, les mains restent jointes. Bas.) Jésus-Christ Amen. (Les yeux s’ouvrent, les mains se disjoignent, reprennent leur place sur 

le mamelon. Un temps. Elle joint de nouveau les mains, les lève de nouveau devant sa poi trine. Une arrière-prière inaudible remue de nouveau ses lèvres, trois secondes. Bas.) Siècle des siècles Amen. (Les yeux s’ouvrent, les mains se disjoignent, reprennent leur place sur le mamelon. Un temps.) Commence, Winnie. (Un temps.) Commence ta journée, Winnie. (Un temps. Elle se tourne vers le sac, farfouille dedans sans le déplacer, en sort une brosse à dents, farfouille de nouveau, sort un tube de dentifrice aplati, revient de face, dévisse le capuchon du tube, dépose le capuchon sur le mamelon, exprime non sans mal un peu de pâte sur la brosse, garde le tube dans une main et se brosse les dents de l’autre. Elle se détourne pudiquement, en se renversant en arrière et à sa droite, pour cracher derrière le mamelon. Elle a ainsi Willie sous les yeux. Elle crache, puis se renverse un peu plus.) Hou-ou ! (Un temps. Plus fort.) Hou-ou! (Un temps. Elle a un tendre sourire tout en revenant de face. Elle dépose la brosse.) Pauvre Willie — (elle examine le tube, fin du sourire) — plus pour longtemps – (elle cherche le capuchon) — enfin — (elle ramasse le capuchon) — rien »

Retour article étude de la pièce.

Extrait Smart Lectures n°2 ACTE II Exposition

Scène comme au premier acte. Willie invisible. 

Winnie enterrée jusqu’au cou, sa toque sur la tête, les yeux fermés. La tête, qu’elle ne peut plus tourner, ni lever, ni baisser, reste rigoureu sement immobile et de face pendant toute la durée de l’acte. Seuls les yeux sont mobiles. Voir indications. 

Sac et ombrelle à la même place qu’au début du premier acte. Revolver bien en évidence à droite de la tête. 

Un temps long. Sonnerie perçante. Elle ouvre les yeux aussitôt.

La sonnerie s’arrête. Elle regarde devant elle. Un temps long.

Retour article étude de la pièce.

Extrait Smart Lectures N°3 SCENE FINALE

[…]

Oh je sais , tu n’as jamais été causant, Winnie sois à moi je t’adore et finie fleurette, la parole est aux offres et demandes. (Yeux de face.) Enfin quelle importance, ça aura été quand même un beau jour, après tout, encore un. (Un temps.) Plus pour longtemps, Winnie. (Un temps.) J’entends des cris. (Un temps.) Ça t’arrive, Willie, d’entendre des cris ? (Un temps.) Non? (Yeux à droite sur Willie.) Regarde-moi encore, Willie. (Un temps.) Encore une fois, Willie. (Il lève les yeux vers elle. Heureuse.) Ah! (Un temps. Choquée.) Qu’est-ce que tu as, jamais vu une tête pareille! (Un temps.) Couvre-toi, chéri, c’est le soleil, pas de chi chis, je permets. (Il lâche chapeau et gants et commence à grimper vers elle. Joyeuse.) Oh mais dis donc, c’est fantastique ! (Il s’immobi lise, une main s’agrippant au mamelon, l’autre jetée en avant.) Allons, mon cæur, du nerf, vas-y, je t’applaudirai. (Un temps.) C’est moi que tu vises, Willie, ou c’est autre chose ? (Un temps.) Tu voulais me toucher… le visage… encore une fois ? (Un temps.) C’est un baiser que tu vises, Willie, ou c’est autre chose ? (Un temps.) Il fut une époque où j’aurais pu te donner un coup de main. (Un temps.) Et une autre, avant, où je te donnais un coup de 

main. (Un temps.) Tu avais toujours bougre ment besoin d’un coup de main. (Il lâche prise, dégringole en bas du mamelon.) Brrroum ! (IL se remet à quatre pattes, lève les yeux vers elle.) Essaie encore une fois, Willie, je t’acclamerai. (Un temps.) Ne me regarde pas comme ça. (Un temps. Véhémente.) Ne me regarde pas comme ça! (Un temps. Bas.) As-tu perdu la raison, Willie ? (Un temps. De même.) Tes pauvres vieux restes de raison ? 

Un temps. WILLIE. — (Bas.) Win. 

Un temps. Les yeux de Winnie reviennent de face. Expression heureuse. 

WINNIE. — Win! (Un temps.) Oh le beau jour encore que ça aura été. (Un temps.) Encore un. (Un temps.) Après tout. (Fin de l’expression heureuse.) Jusqu’ici. 

Un temps. Elle s’essaie à chantonner le début de l’air, celui de la boîte à musique, puis chante doucement. 

Heure exquise

Qui nous grise

Lentement, La caresse,

La promesse Du moment, 

L’ineffable étreinte

De nos désirs fous,

Tout dit,

Gardez-moi

Puisque je suis à vous. 

Un temps. Elle ferme les yeux. Sonnerie per ante. Elle ouvre les yeux aussitôt. Elle sourit, reux de face. Yeux à droite sur Willie, toujours i quatre pattes, le visage levé vers elle. Fin du sourire. Ils se regardent. Temps long. 

RIDEAU 

Retour article étude de la pièce.

Quel métier est fait pour moi ?

Il existe de nombreux quiz, tests de personnalité et autres bilans de compétences .

Pour préparer le forum des métiers,ou si tu peines à trouver une idée pour commencer à chercher un secteur ‘activité à explorer, tu peux faire ce quiz de personnalité, afin de savoir qui interroger, auprès de qui s’informer en priorité pour connaître le parcours, les débouchés et les opportunités de stage ou dates de journées portes ouvertes.

Afin de te faire découvrir un secteur, nous avons sélectionné

un questionnaire autour des industries technologiques.

Ainsi, si tu ne connaissais pas, tu pourras d’identifier des métiers de cet univers en adéquation avec ta personnalité . C’est un secteur innovant et dynamique.Il y a des bassins dans toutes les régions , donc aussi un pôle près de chez toi, renseigne toi suite au résultat du quiz.

Le QUIZZ

http://les-industries-technologiques.lewebpedagogique.com/

Voir aussi ce schéma de

La démarche de projet dans l’industrie ou cycle du produit.

Métier correspondant:

Chef de projet

Recherche et Développement

Prérequis d’accès à l’emploi:


Le chef de projet a acquis une expérience d’au moins 5 ans plutôt dans les métiers du développement ou du conseil.


Principales formations:


Ecoles d’ingénieurs ou formations universitaires Informatique


Certifications:


Project Management Professionnal (PMP) du Project Management Institute (PMI)
International Project Management Association (IPMA)

Autres métiers, Passerelles vers ce poste dans l’entreprise :


Concepteur développeur
Consultant technique / Consultant métier
Consultant progiciel

Consultant en assistance à la maîtrise d’ouvrage

Analyste fonctionnel


Évolutions possibles:


Directeur de projet
Responsable des opérations
Consultant en assistance à la maîtrise d’ouvrage
Responsable méthodes et outils

ACCUEIL

SMART LECTURES: Extraits Le Martyr Calviniste de Balzac

Extraits du roman de La Comédie humaine de Balzac, Le Martyr Calviniste , Cercle du Bibliophile, tome XV, d’après l’édition illustrée de 1852

Scène du massacre des princes protestants durant Le Tumulte d’Ambroise

« En déployant une cruauté inouïe, les princes lorrains pouvaient craindre les vengeances, et jamais ils ne prirent plus de précautions que pendant le séjour de la cour à Amboise en sorte que ni la corruption la plus puissante, celle de l’or,ni les démarches les plus actives ne donnèrent au syndicat des pelletiers des lumières sur le sort de son fils. Il allait par cette petite ville d’un air morne, examinant les immenses préparatifs que faisait faire le cardinal le terrible spectacle auquel devait assister le prince Condé. On stimulait alors la curiosité publique de Paris à Nantes, par les moyens en usage à cette époque. L’exécution avait été annoncée en chaire par tous les prédicateurs et par les curés, en même temps que la victoire du roi sur les hérétiques. Trois tribunes élégantes, parmi lesquelles celle du milieu paraissait devoir être plus somptueuse que les autres, furent adossées à la plate-forme du Château d’Amboise, au pied de laquelle devait avoir lieu l’exécution.

[…]

la veille du jour où cet horrible spectacle devait avoir lieu.

[…]

Le pauvre père avait, comme bien on pense, une des meilleures places pour embrasser théâtre où devaient périr tant de gentilshommes, et au milieu duquel il vit dresser un vaste échafaud couvert de drap noir .On y apporta, le matin du jour fatal, le chouquet, nom du billot où le condamné devait poser sa tête

[…]

Un grand bel homme monta d’un pied sûr à l’échafaud, salua le peuple et la cour, et dit : « L’arrêt en a menti, je me suis armé pour délivrer le roi de ses ennemis, les Lorrains ! » Il plaça sa tête sur le billot, et elle tomba.

Les réformés chantèrent :

Dieu, tu nous a mis à l’épreuve ;Et tu nous as examinés; Comme l’argent que l’on éprouve, Par feu tu nous as affinés. 

Robert-Jean-René Briquemaut, comte de Villemongis coupable du crime de lèze-majesté et d’attentat contre la personne du roi, cria le greffier. 

[…]

–Avouez, monsieur le nonce, dit le prince de Condé, que si les gentilshommes français savent conspirer, ils savent aussi mourir. 

– Ce spectacle me fait mal, dit le jeune roi qui pâlis sait à la vue du sang répandu. 

– Bah! des rebelles ?… dit Catherine de Médicis. 

On entendait toujours des chants, et la hache allait toujours.

Enfin, se spectacle sublime de gens qui mouraient en chantant, et surtout l’impression que produisit sur la foule la diminution progressive des chants, fit passer par-dessus la crainte que les Lorrains inspiraient. 

_ Grâce ! cria le peuple tout d’une voix quand il n’entendit plus que les faibles accents d’un seigneur, le plus considérable de tous, réservé pour le dernier coup. […]
crime que de s’être opposé à la tyrannie et à l’usurpation projetée des Guise ! 

L’exécuteur lassé, qui vit du mouvement dans la tribune, arrangea sa hache. 

_ Monsieur le baron, dit-il, je ne voudrais pas vous faire souffrir, et un moment de plus peut vous sauver 

Tout le peuple cria de nouveau : « Grâce ! » 

– Allons ! dit le roi, grâce à ce pauvre Castelnau qui a sauvé le duc d’Orléans. 

Le cardinal se méprit avec intention sur le mot : allons.

Il fit un signe à l’exécuteur, en sorte que la tête de Castelnau tomba quand le roi lui faisait grâce. 

– Celui-là, cardinal, est sur votre compte, dit Catherine 

Le lendemain de cette affreuse exécution, le prince de Condé partit pour la Navarre. 

Cette affaire produisit une grande sensation en France et dans toutes les cours étrangères; mais les torrents de sang noble qui furent alors versés causèrent une si grande douleur au chancelier Olivier,

[…]

la cour quittât Amboise, car il n’avait pu trouver l’occasion de parler ni à la reine Marie, ni à la reine Catherine, et il espérait se placer sur le passage de la cour au moment où elle voyagerait le long de la levée pour retourner à Blois. Le syndic se déguisa en pauvre, au risque de se faire prendre pour un espion, et à la faveur de ce déguisement, il put se mêler aux malheureux qui bordaient la route. Après le départ du prince de Condé, le duc et le cardinal crurent avoir imposé silence aux réformés et laissèrent la reine mère un peu plus libre.

[…]

Lecamus fut obligé de retourner à Paris avec cette triste parole et le secret de la convocation des Etats généraux que la reine venait de lui confier.

Depuis quelques jours, le cardinal de Lorraine avait obtenu des révélations sur la culpabilité de la cour de Navarre. A Lyon, à Mouvans en Dauphiné, des réformés commandés par le prince le plus entreprenant de la maison de Bourbon, avaient essayé de soulever les populations. Cette audace, après les sanglantes exécutions 
d’Amboise, étonna les princes lorrains, qui, pour en finir sans doute avec l’hérésie par des moyens dont le secret fut gardé par eux, proposèrent de convoquer les Eta généraux à Orléans.

[…]

Après deux mois passés dans la prison de Blois, un matin Christophe fut apporté sur une civière, couché un lit, dans une toue, et remonta vers Orléans où le poussait un vent d’ouest. Il y arriva le soir et fut conduit dans la célèbre tour Saint-Agnan. Christophe, qui ne savait que penser de sa translation, eut tout le temps de réfléchir à sa conduite et à son avenir. II resta là deux à un mois sur son grabat sans pouvoir remuer les jambes. Ses os étaient brisés.

[…]

il devait être ou pendu relâché; il ignorait entièrement les événements d’Amboise 

[…]

– Il a les genoux et les chevilles un tantinet broyés; mais il a conquis une royale protection qui s’étendra sur toute sa vie, fit vivement le Florentin en voyant l’effroi du père. Votre petit Christophe a rendu service à notre grande reine Catherine. Si nous tirons votre fils des griffes du Lorrain, vous le verrez quelque jour conseiller au parlement. On se ferait casser trois fois les os pour être dans les bonnes grâces de cette chère souveraine, un bien beau génie, qui triomphera de tous les obstacles ! »

Retour sur l’article étude romanesque Balzac La Comédie Humaine, Le Martyr Calviniste.

Le Portrait de Catherine de Médicis

« Les Guise, oncles de reine, avaient des raisons majeures pour ne pas habiter Paris et pour retenir la cour dans un château dont l’enceinte pouvait être facilement surveillée et défendue. Il se passait autour du trône un combat entre la maison de Lorraine et la maison de Valois, qui ne fut terminé que dans ce même château, vingt-huit ans plus tant en 1588, quand Henri III, sous les yeux mêmes de sa mère, en ce moment profondément humiliée par les Lorrains, entendit tomber le plus hardi de tous les Guise le second Balafré, fils de ce premier Balafré par lequel Catherine de Médicis était alors jouée, emprisonnée espionnée et menacée. 

Ce beau château de Blois était pour Catherine la prison la plus étroite. A la mort de son mari, par lequel elle avait toujours été tenue en lisière, elle avait espéré régner, mais elle se voyait au contraire mise en esclavage par des étrangers dont les manières polies avaient mille fois plus de brutalité que celles des geôliers. Aucune de ses démarches ne pouvait être secrète. Celles de ses femmes qui lui étaient dévouées avaient ou des amants dévoués aux Guise ou des Argus autour d’elles. En effet, dans ce temps, les passions offraient la bizarrerie que leur communiquera toujours l’antagonisme puissant de deux intérêts contraires dans l’Etat. La galanterie, qui servit tant à Catherine, était aussi l’un des moyens des Guise. »

Le portrait de Christophe:

« Après avoir dresse lit à la hâte, ces deux hommes préparaient des machines appelées brodequins, consistant en plusieurs planches entre lesquelles on plaçait chacune des jambes du patient qui s’y trouvait prise dans de petits matelas. Chaque jambe ainsi arrangée était rapprochée l’une de l’autre. L’appareil employé par les relieurs pour serrer leurs volumes entre deux planches qu’ils maintiennent avec cordes, peut donner une idée très exacte de la manières dont chaque jambe du patient était disposée. Chacun imaginera dès lors l’effet que produisait un coin chassé à coups de maillet entre les deux appareils où la jambe était comprimée, et qui, serrés eux-mêmes par des câbles, ne cédaient point. On enfonçait les coins à la hauteur des genoux et aux chevilles, comme s’il s’agissait de fendre un morceau de bois. Le choix de ces deux endroits dénués de chair, et où par conséquent le coin se faisait place aux dépens des os, rendait cette question horriblement douloureuse. Dans la question ordinaire, on chassait quatre coins, deux aux chevilles et deux aux genoux, mais dans la question extraordinaire, on allait jusqu’à huit, pourvu que les médecins jugeassent que la sensibilité du prévenu n’était pas épuisée. A cette époque, brodequins s’appliquaient également aux mains; mai pressés par le temps, le cardinal, le lieutenant général du royaume et le chancelier en dispensèrent Christophe. Le procès-verbal était ouvert le grand-prévôt en avait dicté quelques phrases en se promenant d’un air méditatif et en faisant dire à Christophe ses noms, ses prénoms, son âge, sa profession; puis il lui demanda de quelle personne il tenait les papiers qu’il avait remis à la reine. » […]

Pendant que le médecin exhortait le malheureux à ne pas laisser recourir aux moyens extraordinaires, le cardinal et le duc, impatients de connaître le résultat de cet interrogatoire, se montrèrent, et demandèrent à Christophe de dire incontinent la vérité. Le fils du pelletier répéta les seuls aveux qu’il se permettait de faire, et qui ne chargeaient que Chaudieu. Les deux princes firent un signe. A ce signe, le bourreau et son premier aide saisirent leurs maillets, prirent chacun un coin et l’enfoncèrent, l’un se tenant à droite, l’autre à gauche, entre les deux appareils. Le bourreau était à la hauteur des genoux, l’aide vis-à-vis des pieds, aux chevilles. Les yeux des témoins de cette scène horrible s’attachèrent à ceux de Christophe, qui, sans doute excité par la présence de ces grands personnages, leur lança des regards si animés, qu’ils prirent l’éclat d’une flamme. Aux deux autres coins, il laissa échapper un gémissement horrible. Quand il vit prendre les coins de la question extraordinaire, il se tut; mais son regard contracta une fixité si violente, et jetait aux deux seigneurs qui le contemplaient un fluide si pénétrant, que le duc et le cardinal furent obligés de baisser les yeux. La même défaite fut essuyée par Philippe le Bel quand il fit donner la question du balancier en sa présence aux Templiers. Ce supplice consistait à soumettre la poitrine du patient au coup d’une des branches du balancier avec lequel on frappait la monnaie, et que l’on garnissait d’un tampon de cuir. Il y eut un chevalier de qui le regard s’attacha si violemment au roi, que le roi, fasciné, ne put détacher sa vue de celle du patient. Au troisième coup de barre, le roi sortit, après avoir entendu sa citation dans l’année au tribunal de Dieu, devant lequel il comparut. Au cinquième coin, le premier de la question extraordinaire, Christophe dit au cardinal : « Monseigneur, abrégez mon supplice, il est inutile ! »

« Le cardinal et le duc rentrèrent dans la salle, et Christophe entendit alors ces paroles prononcées par la reine Catherine : « Allez toujours, car après tout ce n’est qu’un hérétique ! » 

Elle jugea prudent de paraître plus sévère que les bourreaux envers son complice. 

On enfonça le sixième et le septième coins sans que Christophe se plaignit : son visage brillait d’une splendeur extraordinaire, due sans doute à l’excès de force que lui prêtait le fanatisme excité. Où chercher ailleurs que dans le sentiment le point d’appui nécessaire pour résister à de pareilles souffrances ? Enfin Christophe mit à sourire au moment où le bourreau prit le huitième coin. Cette horrible torture durait depuis une heure. 

Le greffier alla chercher le médecin, afin de savoir l’on pouvait enfoncer le huitième coin sans mettre la vie du patient en danger. Pendant ce temps, le duc revint voir Christophe. 

– Ventre-de-biche ! tu es un fier compagnon, lui a en sé penchant à son oreille. J’aime les gens courageux. Entre à mon service, tu seras heureux et riche, mes faveurs panseront tes membres meurtris; je ne te proposerai de lâcheté, comme de rentrer dans ton parti pour nous en dire les projets : il y a toujours des traîtres, et preuve en est dans les prisons de Blois; mais dis-moi seulement en quels termes en sont la reine mère et prince de Condé. 

– Je n’en sais rien, monseigneur, cria Lecamus. 

Le médecin vint, examina la victime, et dit qu’elle pouvait encore supporter le huitième coin. 

– Enfoncez-le, dit le cardinal. Après tout, comme l’a dit la reine, ce n’est qu’un hérétique, ajouta-t-il en regardant Christophe et lui jetant un affreux sourire. 

Catherine sortit à pas lents de la salle voisine, se plaça devant Christophe et le contempla froidement. Elle fut alors l’objet de l’attention des deux frères, qui examinèrent alternativement Catherine et son complice. De cette épreuve solennelle dépendait pour cette femme d’ambition tout son avenir: elle éprouvait une vive admiration pour le courage de Christophe, elle le regardait sévèrement; elle haïssait les Guise, elle leur souriait. »

Le portrait balzacien de Calvin: p.220

PORTRAIT DE CALVIN CHEZ BALZAC

Le roi de Navarre, incapable de comprendre les raisons de Catherine, dépêcha donc vers Calvin Chaudieu, qui s’était dévoué secrètement à observer les événements d’Orléans, où, d’heure en heure, il pouvait être découvert et pendu sans procès, comme tout homme qui se trouvait sous le coup d’un arrêt de bannissement. A la façon dont se faisaient alors les voyages, Chaudieu ne devait pas arriver à Genève avant le mois de février, les négociations ne devaient être terminées que pour le mois de mars, et l’assemblée ne put en effet avoir lieu que vers le commencement de mai 1561.

[…]

N’est-ce pas un des spectacles les plus étranges que celui de tout un royaume en suspens pour le oui ou le non d’un bourgeois français, longtemps obscur et alors établi à Genève ? Le pape transalpin tenu en échec par le pape de Genève !

[…]

Calvin, qui ne se nommait pas Calvin, mais Cauvin, était le fils d’un tonnelier de Noyon en Picardie. Le pays de Calvin explique jusqu’à un certain point l’entêtement mêlé de vivacité bizarre qui distingua cet arbitre des destinées de France au seizième siècle.

[…]

. L’inventaire fait au logis de Calvin, après sa mort, et qui, compris ses livres, s’élève à cinquante écus, a été conservé par l’Histoire. Celui de Luther a offert la même somme; enfin, sa veuve, la fameuse Catherine de Bora, fut obligée de solliciter une pension de cent écus qui lui fut accordée par un électeur d’Allemagne. Potemkin, Mazarin, Richelieu, ces hommes de pensée et d’action qui tous trois ont fait ou préparé des empires, ont laissé chacun trois cents millions.

[…]

Cette explication très succincte était nécessaire pour expliquer la position de Calvin à Genève. 

Dans les premiers jours du mois de février de l’année 1561, par une de ces douces soirées qui se rencontrent dans cette saison sur le lac Léman, deux cavaliers arrivèrent au Pré-l’Evêque, ainsi nommé à cause de l’ancienne maison de campagne de l’évêque de Genève, chassé depuis trente ans.

mais ils arrêtèrent brusquement leurs chevaux à l’aspect d’un homme d’une cinquantaine d’années qui se promenait appuyé sur le bras d’une servante, et qui rentrait évidemment en ville; cet homme, assez gras, marchait avec lenteur et difficulté, ne posant un pied qu’après l’autre et non sans douleur, car il portait des souliers ronds en velours noir et lacés. 

[…]

Ce promeneur, qui était en effet Jean Calvin, se recula pour éviter l’embrassade, et jeta le coup d’œil le plus sévère à son disciple. A cinquante ans, Calvin paraissait en avoir soixante-dix. Gros et gras, il semblait d’autant plus petit, que d’horribles douleurs de gravelle l’obligeaient à marcher courbé. 

Ces douleurs se compliquaient avce les atteintes d’une goutte du plus mauvais caractère.

Tout le monde eut tremblé devant cette figure presque aussi large que longue et sur laquelle malgré sa rondeur il n’y avait pas plus de bonhomie que dans celle du terrible Henri VIII à qui Calvin ressemblait beaucoup ;les souffrances, qui ne lui donnèrent jamais de relâche, se trahissaient dans deux rides profondes qui partaient de chaque côté du nez en suivant le mouvement des moustaches et se confondait comme elles avec une ample barbe grise. Cette figure quoique rouge et enflammée comme celle d’un buveur, offrait par place des marques où le teint était jaune;mais malgré le bonnet de velours noir qui couvrait cette énorme tête carrée, on pouvait admirer un front vaste et de la plus belle forme,

sous lequel brillaient deux yeux bruns, qui dans des accès de colère devaient lancer des flammes. Soit par l’effet de son obésité, soit à cause de son gros col court, soit à cause de ses veilles ses veilles et de ses travaux continuels, la tête de Calvin rentrait dans ses larges épaules, ce qui l’obligeait à ne porter qu’une fraise courte à tuyaux,

sur laquelle sa figure semblait être comme celle de Saint Jean-Baptiste dans un plat. Entre ses moustaches et sa barbe on voyait comme une rose sa jolie bouche éloquente petite et fraîche dessinée avec une admirable perfection. Ce visage était partagé par un nez carré remarquable, par un flexuosité qui régnait dans toute la longueur, et qui produisait sur le bout des méplats significatifs, en harmonie avec la force prodigieuse exprimée dans cette tête impériale. Quoiqu’il fût difficile de reconnaître dans ces traits les races des migraines hebdomadaires qui saisissaient Calvin pendant les intervalles d’une fièvre lente par laquelle il fut dévoré, la souffrance incessamment combattu par l’étude et par le vouloir, donnait à ce masque en apparence fleuri quelque chose de terrible, assez explicable par la couleur de la couche de graisse due aux habitudes sédentaires du travailleur et qui portait les traces du combat perpétuel de ce tempérament valétudinaire avec l’une des plus forte volontés connues dans l’histoire de l’esprit humain.

Quoique charmante, la bouche avait une expression de cruauté. La chasteté commandée par de vastes desseins, exigée tant de maladives dispositions, était écrite sur ce visage. Il y avait des regrets dans la sérénité de ce front puissant et de la douleur dans le regard de ces yeux dont le calme effrayait. 

Le costume de Calvin faisait bien ressortir sa tête il portait la fameuse soutane en drap noir, serrée une ceinture de drap noir à boucle de cuivre, qui de le costume des ministres calvinistes[,,,]

– Je souffre trop, Théodore, pour vous embrasse dit alors Calvin à l’élégant cavalier. 

Théodore de Bèze, alors âgé de quarante-deux ans,reçu bourgeois de Genève depuis deux ans à la demande de Calvin, formait le contraste le plus violent avec le terrible pasteur dont il avait fait son souverain. Calvin comme tous les bourgeois qui s’élèvent à une souveraineté morale, ou comme tous les inventeurs de système sociaux, était dévoré de jalousie. Il abhorrait ses disciples, il ne voulait pas d’égaux, et ne souffrait pas la moindre contradiction. Cependant il y avait entre Théodore Bèze et lui tant de différence; cet élégant cavalier dotée d’une figure agréable, plein de politesse, habitué à frequenter les cours, il le trouvait si dissemblable de tous ses farouches janissaires, qu’il se départait avec lui de ses sentiments habituels; il ne l’aima jamais, car cet âpre législateur ignora totalement l’amitié; mais ne craignant pas de trouver en lui son successeur, il aimait à jouer avec Théodore comme Richelieu joua plus tard avec son chat; il le trouvait souple et léger. En voyant de Beze réussir admirablement dans toutes ses missions, il aimait cet instrument poli dont il se croyait l’âme et le conducteur; tant il est vrai que les hommes les plus farouches ne peuvent se dispenser d’un semblant d’affection, Théo dore fut l’enfant gâté de Calvin, le sévère réformateur ne le grondait pas, il lui passait ses dérèglements, ses amours, ses beaux costumes et son élégance de langage. Peut-être Calvin était-il content de montrer que la Réforme pouvait lutter de grâce avec les gens de cour. Théodore de Bèze voulait introduire dans Genève le goût des arts, de la littérature, de la poésie, et Calvin écoutait ses plans sans froncer ses gros sourcils gris. Ainsi le contraste du caractère et de la personne était aussi complet que les contrastes de l’esprit entre ces deux hommes célèbres. 

Calvin reçut le salut très humble de Chaudieu, en répondant par une légère inclination de tête. Chaudieu passa dans son bras droit les brides des deux chevaux et suivit ces deux grands hommes de la Réformation en se tenant à gauche de Théodore de Bèze, qui marchait à droite de Calvin. La bonne de Calvin courut pour empêcher qu’on ne fermât la porte de Rives, en faisant observer au capitaine de garde que le pasteur venait d’être pris de douleurs cuisantes. 

Théodore de Bèze était un fils de cette commune de Vézelay, la première qui se confédéra et dont la curieuse histoire a été faite par l’un des Thierry. Ainsi l’esprit de bourgeoisie et de résistance, endémique à Vézelay, a sans doute fourni sa part dans la grande révolte des réformés en la personne de cet homme qui certes est une des plus curieuses figures de l’Hérésie. 

Vous souffrez donc toujours ? dit Théodore à Calvin. 

– Un catholique dirait comme un damné, répondit le réformateur avec cette amertume qu’il mettait dans ses moindres paroles. Ah ! je m’en vais, mon enfant ! Et que deviendrez-vous sans moi ? 

– Nous combattrons à la clarté de vos livres ! dit Chaudieu. 

Calvin sourit, son visage empourpré prit une expression gracieuse, et il regarda favorablement Chaudieu. 

– Hé bien ! vous m’apportez des nouvelles ? reprit-il. 

[,,,]

Nous a-t-on beaucoup massacré des nôtres ? fit-il a souriant et montrant une railleuse joie qui brilla dans se yeux bruns. 

– Non, dit Chaudieu, tout est à la paix. 

— Tant pis, tant pis ! s’écria Calvin. Toute pacification serait un mal, si chaque fois ce ne devait pas être piège. La persécution est notre force. Où en serions-nous si l’Eglise s’emparait de la Réforme

– Mais, dit Théodore, c’est ce que semble vouloir faire la reine mère. 

– Elle en est bien capable, dit Calvin. J’étudie cemas femme… 

— D’ici ? s’écria Chaudieu. 

– Y a-t-il des distances pour l’esprit ? répliqua sévèrement Calvin qui trouva de l’irrévérence dans l’interruption. Catherine souhaite le pouvoir, et les femmes dans cette visée n’ont ni honneur ni foi. De quo s’agit-il ? 

– Eh bien ! elle nous propose une espèce de concile dit Théodore de Bèze. 

– Auprès de Paris ? demanda Calvin brusquement. – Oui ! – Ah ! tant mieux ! fit Calvin. 

– Et nous y essaierons de nous entendre et de dresser un acte public pour fondre les deux Eglises. 

– Ah ! si elle avait le courage de séparer l’Eglise française de la cour de Rome et de créer en France un patriarche comme dans l’Eglise grecque, s’écria le réformateur dont les yeux brillèrent à cette idée qui lui permettait de monter sur un trône. Mais, mon fils la nièce d’un pape peut-elle être franche ? elle veut gagner du temps. 

– Ne nous en faut-il pas pour réparer notre échec d’Amboise, et organiser une résistance formidable sur tous les points du royaume ? 

– Elle a renvoyé la reine d’Ecosse, dit Chaudieu. 

– Une de moins! dit Calvin en passant sous la porte de Rives. Elisabeth d’Angleterre nous la contiendra. [,,,]


Il se frotta les mains, et sa joie eut un caractère si féroce, que de Bèze frissonna, car il aperçut alors la mare de sang que contemplait son maître depuis un moment. 

— Les Guise ont irrité la maison de Bourbon, dit de Bèze après une pause, ils ont à Orléans brisé la paille entre eux, 

– Eh bien ! reprit Calvin, tu ne me croyais pas, mon fils, quand, à ton dernier départ pour Nérac, je te disais que nous finirions par susciter entre les deux branches de la maison de France une guerre à mort ! Enfin, j’ai une cour, un roi, une famille dans mon parti. Ma doc trine a fait maintenant son effet sur les masses. Les bour geois m’ont compris, ils appelleront désormais idolâtres ceux qui vont à la messe, qui peignent les murailles de leurs temples, qui y mettent des tableaux et des statues. Ah! il est bien plus facile au peuple de démolir des cathédrales et des palais, que de disputer sur la foi justifiante ou sur la présence réelle ! Luther était un disputeur, moi je suis une armée ! il était raisonneur, moi je suis un système ! Enfin, mes enfants, ce n’était qu’un taquin, moi je suis un Tarquin! Oui, mes fidèles briseront les églises, ils briseront les tableaux, ils feront des meules avec des statues pour broyer le blé des peuples. Il y a des corps dans les Etats, je n’y veux que des individus ! Les corps résistent trop, et voient clair là où les multitudes sont aveugles ! Maintenant il faut mêler à cette doctrine agissante des intérêts politiques qui la consolident et qui entretiennent le matériel de mes armées. J’ai satisfait la logique des esprits économes et la tête des penseurs par ce culte nu, dépouillé qui transporte la

religion dans le monde des idées. J’ai fait comprendre au peuple les avantages de la suppression des cérémonies. A toi, Théodore, à embaucher des intérêts. Ne sortez pas de là. Tout est fait, tout est dit maintenant comme doctrine[,,,]

– J’aimerais mieux une victoire paisible amenée le temps et par la raison, dit de Bèze. 

– Par le temps ? s’écria Calvin, en jetant sa chaise terre, par la raison ? Mais vous êtes fou ? La raison une conquête ? vous ne savez donc rien des hom vous qui les pratiquez, imbécile ! Ce qui nuit à ma trine, triple niais, c’est qu’elle est raisonnable ! P foudre de saint Paul, par l’épée du Fort, citrouille vous êtes, Théodore, ne voyez-vous pas la vigueur muniquée à ma Réforme par la catastrophe d’Ambos Les idées ne poussent qu’arrosées avec du sang ! L’a sinat du duc de Guise serait le motif d’une horrible sécution, et je l’appelle de tous mes veux ! Nos is sont préférables à des succès ! La Réforme a les mo de se faire battre, entendez-vous, bélitre ! tandis que Catholicisme est perdu, si nous gagnons une seule bata Mais quels sont donc mes lieutenants ?… des chi mouillés au lieu d’hommes ! des tripes à deux parte des babouins baptisés. O mon Dieu, me donneras-tu ans de vie encore ! Si je meurs trop tôt, la cause de vraie religion est perdue avec de pareils maroufles ! To aussi bête qu’Antoine de Navarre ! sors, laisse-moi veux un meilleur négociateur ! Tu n’es qu’un âne godelureau, un poète, va faire des catulleries, des the lades, des acrostiches ! Hue ! 

Les douleurs de la gravelle avaient entièrement domptées par le feu de cette colère. La goutte se ta devant cette horrible excitation. Le visage de Calvin en nuancé de pourpre comme un ciel à l’orage. Son van front brillait. Ses yeux flamboyaient. Il ne se ressemb plus. Il s’abandonna à cette espèce de mouvement ép tique, plein de rage, qui lui était familier;

[,,,]

il leur dit d’une voix émue : « Mes vices, qui sont nom breux, me coûtent moins à dompter que mon impatience ! Oh ! bête féroce, ne te vaincrai-je jamais ? » ajouta-t-il en se frappant la poitrine. |- Mon cher maître, dit de Bèze d’une voix caressante et en prenant les mains de Calvin qu’il baisa, Jupiter tonne, mais il sait sourire. 

Calvin regarda son disciple d’un cil adouci en lui disant : « Comprenez-moi, mes amis. » 

– Je comprends que les pasteurs des peuples ont de terribles fardeaux, répondit Théodore. Vous avez un monde sur vos épaules. 

– J’ai, dit Chaudieu, que l’algarade du maître avait rendu pensif, j’ai trois martyrs sur lesquels nous pouvons compter. Stuart, qui a tué le président, est en liberté… 

– Erreur ! dit Calvin doucement et en souriant comme tous les grands hommes qui font succéder le beau temps sur leur figure, comme s’ils étaient honteux d’y avoir laissé régner l’orage. Je connais les hommes. On tue un président, on n’en tue pas deux. 

– Est-ce absolument nécessaire ? dit de Bèze. 

– Encore ? fit Calvin en enflant ses narines. Tenez, laissez-moi, vous me remettriez en fureur. Allez avec ma décision. Toi, Chaudieu, marche dans ta voie et main tiens ton troupeau de Paris. Que Dieu vous conduise ! Dinah !… éclairez mes amis. [,,,]- Et tu veux les ménager ? dit Calvin en embrassant de Bèze. Il prit la main de Chaudieu en lui disant: – Sur tout pas de huguenots, pas de réformés, devenez calvinistes ! Ne parlez que du calvinisme… Hélas ! ce n’est pas ambition, car je me meurs… mais il faut détruire tout de Luther, jusqu’au nom de luthérien et de luthéranisme !  [,,,]