Comment briller à l’oral ? Conseil pour la Smart Team, E. A. F. et autres exams…

Semer pour récolter :

étudier, réviser, participer…si vous voulez reprendre ces principes de base, je vous renvoie à l’article:
#Aller chercher la mention .

a) Gestion du stress et des révisions :


Les oraux blancs sont un excellent moyen de s’auto évaluer et apprendre à poser sa voix. La veille du jour J, il est préférable de fermer ses livres et de s’aérer un peu.
Si vous avez assisté régulièrement aux cours et travaillé raisonnablement, appris la méthode de l’exposé oral et préparé une révision de l’ensemble des textes, vous serez rassurés et vous vous serez donnés les moyens de réussir l’épreuve sans problème.
Pour réviser, réalisez des fiches de plan pour chaque texte, le fait de réécrire vous aidera à mémoriser. Il est très important de s’entraîner à lire à haute voix.

b)Conseil pour l’examen :

Arrivez un peu en avance, n’oubliez pas le descriptif, les livres et les jeux de photocopie ainsi que la convocation et une pièce d’identité. Ayez une tenue correcte. En entrant dans la salle, saluez l’examinateur « Bonjour Madame ou Monsieur » avec un sourire. Durant l’entretien un niveau de langue adéquat s’impose. On analyse votre maîtrise du vocabulaire et de la langue
Lors de votre temps de préparation concentrez vous, n’écoutez pas la personne qui passe, cela vous ferait perdre un temps précieux et les réponses ne sont pas forcément pertinentes pour votre extrait. Lisez votre texte deux fois et analyser la question posée pour orienter votre lecture.

Au brouillon, faites alors le plan détaillé avec titres et sous-titres (deux à trois parties et deux à trois sous-parties, sans rédiger entièrement), puis faites l’introduction et la conclusion en les rédigeant entièrement.
Une ou deux feuilles de brouillon suffisent pour noter de façon lisible et aérée les axes de lecture, les termes importants à rattacher. N’écrivez que sur le recto, numérotez si vous avez plusieurs feuilles, prendre des feuilles différentes pour l’introduction et pour la conclusion. Rassemblez posément vos souvenirs, pensez à la façon dont vous avez traité cet objet d’étude en classe. (Vous ne devez pas tout écrire, ni réciter par cœur ce n’est pas le but de l’exercice et on ne vous demande pas non plus d’épuiser exhaustivement le sujet en seulement 10 min !)
Le texte pourra être souligné au crayon à papier de façon à pouvoir le citer avec aisance.
Repérez le paratexte (dates, n°chapitre) et d’éventuelles notes pour bien situer l’extrait dans l’œuvre et son époque dès votre introduction.
A votre tour ! Respirez bien avant de commencer, veiller à avoir toute l’attention de l’examinateur. Articulez et parlez clairement. Essayez d’évitez les petites interjections du type « euh… », ne gesticulez pas trop. L’examinateur comprend votre émotion.

Faîtes de vraies phrases bien intelligibles et marquez une pause entre les parties en rappelant l’axe développé par une courte phrase. Utilisez des mots d’articulation : « par ailleurs, de même, enfin, pour conclure… »Levez les yeux de votre feuille. Il est beaucoup plus agréable qu’une personne vous regarde quand elle vous parle.

c) La lecture à haute voix :

Elle doit être expressive et tenir compte de la tonalité du texte. Il faut respecter la ponctuation et les poses imposées à la voix et faire les liaisons. Elle intervient généralement après la problématique et avant l’annonce des axes de lecture. La lecture est aussi admise en fin d’introduction.

d) Méthodes de présentation :

Ne paniquez pas, répondez calmement l’entretien est conçu pour rattraper éventuellement quelques points sur l’exposé. Le simple fait de se montrer ouvert à la discussion et de faire un effort de réflexion peut mériter une note honorable.

_ Sur l’appréciation personnelle : attention alors à formuler un avis argumenté sur le texte, car vous n’êtes pas jugés sur le fait que vous l’appréciez ou non.

On ne vous le dira jamais assez, soignez la méthodologie. Cela rend votre propos oral,clair et abordable par tous. Ce sont des règles générales qui vous aideront encore dans votre vie professionnelle à présenter vos projets à votre équipe ou même à obtenir un budget avec vos clients !

e) Entraînement :

Le système scolaire anglo-saxon multiplie les petits exercices oraux de présentation dès le plus jeune âge et sur n’importe quel sujet. Il n’y a pas comme en France l’exigence de l’expertise et de l’exhaustivité. Cela dit l’exigence intellectuelle française est très appréciée dans le monde du travail à l’international.
Mais ce qu’il faut retenir, c’est que les élèves ainsi formés sont à l’aise et décomplexés ensuite quand ils savent quelque chose dans un domaine pour l’exposer oralement.
Donc, prenez vous y dès le début de l’année, et essayez vous régulièrement à exposer quelques minutes votre point de vue sur un texte ou à redire les idées essentielles et concept ou notions littéraires que vous venez d’aborder en classe, c’est un bon exercice de révisions, cela créé aussi une mémoire affective à long terme et vous habitue à formuler à haute voix. Et, oui, les acteurs le savent, il faut aussi en passer par là et s’habituer à entendre sa propre voix, pour moduler ses inflexions et prendre conscience de la situation, en prendre le contrôle et gagner en confiance.

Vous pouvez aussi vous enregistrer, sur un logiciel comme audacity ou une appli dictaphone.

Personnellement, je préfère une présence. Et , il faut le faire quotidiennement, même si ce n’est qu’un quart d’heure. Il peut s’agir d’une personne de votre entourage capable de vous accompagner sur l’année, d’un professeur particulier ou même d’un animal de compagnie dévoué et tout ouïe.

Ce qu’apprécient les examinateurs :

Ayant passé de nombreux concours et examens, entraîné et interrogé des élèves à l’oral méthodique, je sais bien ce qu’attendent d’un candidat les examinateurs dans le cadre scolaire.

a) En Lettres, E.A.F., HIDA , HLP …

Avant tout proposer une lecture personnelle,un avis personnel, le prouver par des liens uniques entre les œuvres (cf. modèle de grille).

qu’est-ce qu’apprécier une œuvre ?

Avoir un point de vue nuancé, savoir saisir une dimension artistique, le respect d’une sensibilité particulière, les examinateurs y seront sensibles pour ces matières . Une vraie connaissance de l’oeuvre passe par deux aspects : l’études des notions scolaires et prérequis en terme de savoirs, et une confrontation personnelle d’un individu en formation avec une œuvre majeure du patrimoine.
La théorie du Lector in Fabula, d’Umberto Ecco, il n’y a pas de vrai ou de faux en littérature ou en art, il y a un sujet qui reçoit une œuvre d’art et lui donne un libre interprétation, parfois indépendante de la volonté du créateur ou de l’auteur. Conception moderne de l’herméneutique littéraire.
Cependant, je préfère assurer en connaissant les différents aspects de l’oeuvre:

la théorie du genre littéraire ou du mouvement,

la biographie de l’auteur

Cela offre des éclairages différents et on aurait tort de s’en priver surtout lorsqu’il faut ensuite disserter et assouplir des points de vues…
Vos examinateurs seront émus, si vous argumentez votre point de vue intelligemment voire passionnément, car ils savent eux que l’on peut relire une même œuvre dans sa vie et avoir des réactions tout à fait différentes. Tant il est vrai que la vision que l’on a d’une œuvre en dit davantage sur nous que sur l’oeuvre elle-même.

b) d’une façon générale exposés et autre projets transversaux… :

Il faut ménager la première et la dernière impression. Donc, soignez au brouillon la rédaction de l’intro. et de la conclusion avec une ouverture du sujet, un lien vers une autre oeuvre ou une question théorique sur le genre par exemple. Soyez précis dans la présentation du texte ou de l’oeuvre dans son contexte, énoncez clairement votre problématique et répondez y précisément en reprenant les principaux points de votre explication en conclusion.
Les examinateurs doivent suivre des grilles de notation, comment sont-elles faites ?
ici EXEMPLE de grille et
lien vers sujet zero.

CONCLUSION

Cela vaut pour les examens surtout, mais peut se passer différemment en concours.
Laissez nous savoir si vous souhaitez aussi des conseils spécifiques pour la préparation des concours ?
Même dans l’hypothèse où vous tombez sur un examinateur malveillant ou de mauvaise humeur, qui vous met des bâtons dans les roues, il y a une justice, il ne sera pas sur la prochaine épreuve, sachez que personne ne peut vous faire obstacle, car vous avez développé à ce stade des valeurs sûres : constance et persévérance d’où naît une assurance légitime, vous avez confiance en ce que vous savez ou savez faire.
Vous aurez ainsi une note qui vous donnera un plus ou moins bon rang dans le classement, mais vous êtes à votre place.
Je dirai même que si vous avez ce genre de mentalité, ce n’est pas uniquement la porte de ce concours que vous seriez capable d’ouvrir.
Comme disent les Américains, parfois moins « petit gobelet » que nous :

THINK BIG !
Vos échecs forgent un battant doué d’une éthique, vos détracteurs vous ont donné la rage, considérez qu’ils vous ont fait un cadeau.
Vous aurez peut-être un jour besoin de rebondir, de changer de vie.
D’ailleurs, pour ce qui ont une année sabbatique ou se prépare en candidat libre,

j’ai encore un autre conseil :
Multipliez vos chances!
Avez-vous pensé à passer d’autres concours dans la même branche
?

Autant rentabiliser vos efforts cette année!

Laissez nous savoir si vous souhaitez aussi des conseils spécifiques pour la préparation des concours ?

Nathalie Sarraute 1900-1999_ Enfance 1983

I La naissance d’un écrivain : un récit de vie sur 1 période précise de sa vie, pourquoi ?

Nathalie Sarraute est connue comme l’une des figures du Nouveau Roman depuis Tropismes 1939 (recueil de 24 récits) et en 1959 Le Planétarium, elle rencontrera enfin avec Enfance, son autobiographie, un véritable succès en 1983.

Son entrée en littérature est due à une radiation du barreau de Paris en 1940, à cause des « Lois anti- juives » du régime de Pétain.

Elle a hébergé ,dans ces circonstances d’oppression et de résistance, un autre écrivain du #Bac, Samuel Beckett. Cela a certainement dû influencé aussi son œuvre théâtrale. Nous citons l’article de Jacques Lassalle Nathalie Sarraute ou l’obscur commencement :

« Et Beckett, Nathalie ? Où en êtes-vous avec Beckett ? — Durant la guerre, nous avons été cachés l’un et l’autre en Provence par la famille qui acceptait de m’employer. J’étais censée alors, pour échapper à la Gestapo, être une institutrice divorcée, et je ne voyais mes enfants et mon mari que de loin en loin. Beckett avait un appétit d’ogre. Et sa compagne s’entendait comme personne à dérober à son profit toutes les cartes de ravitaillement. De façon générale, je n’ai jamais vénéré personne. Pas même Shakespeare. Les œuvres, c’est autre chose. »

Entretiens du samedi avec Jacques Lassalle, propos recueillis dans l’article Nathalie Sarraute ou l’obscur commencement


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Charles #Baudelaire,Les Fleurs du Mal ,Alchimie #poétique : la boue et l’or

Je vous propose un parcours de lecture sur la section

« Spleen et Idéal »

Regard sur les poèmes intitulés Spleen :

The Charlie’s Spleen : « Anywhere out of the world »

Dans cette section, LIX,

nous retrouvons le topos baudelairien de la pluie qui reflète l’état d’âme du poète au sein d’un univers urbain. Le poète maudit prend la pose et se représente dans un intérieur modeste et autour de lui un monde vieillissant ou gagnent la solitude, les ténèbres et la mort. La figure du chat est davantage qu’une animalisation, dans l’univers baudelairien, ce motif tour à tour familier,déifié, sensuel, d’un prosaïsme naïf et obsessionnel et ici un véritable double du poète.

La section LX des Fleurs du Mal :

Nous entrons dans le spleen comme lassitude du monde, le poète maudit dont l’âme vieillie construit sa légende et s’invente une maxime : « anywhere out of the world ». On peut établir une intertextualité intéressante avec Le Buffet d’Arthur Rimbaud. En effet, dans ce poème, la figure synecdochique de ce gros meuble représente tantôt le cerveau de notre poète, tantôt un monument de la mémoire de l’humanité, puis finalement tout est rappelé avec ce motif à la vanité et à la finitude. Dans ces poèmes, il se confie également la difficulté d’écrire, l’inspiration ne venant qu’au soir, les journées sont mornes. Là encore, nous avons un rappel du topos des vanités avec le champ lexical de la mort et les goûts esthétiques surannés d’un autre siècle. Baudelaire est nostalgique du boudoir, de la facilité de la vie érotique du jeune dandy, du jeune mondain. Tout est dilapidé, tout s’est envolé, la vigueur et l’argent. Rappelons qu’il fut placé sous curatelle pour avoir dilapider l’héritage familial dans sa vie de bohème à cette époque. Certainement, ce procès était celui des mœurs, mais aussi celui du statut du poète et de la liberté d’expression, car le recueil fut plusieurs fois taxé d’amoralité et censuré. L’artiste souffre réellement d’un manque de reconnaissance sociale et familiale.

Notons également les fameuses correspondances synesthésiques comme dans le poème précédent avec l’évocation du parfum. Le désir grandiloquent de s’inscrire dans le légendaire avec deux évocations de l’Egypte antique.

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Le spleen et le symbolisme de la section LXI :

Le registre de cette section bascule dans le grotesque, car Baudelaire y évoque le quotidien le plus trivial de façon grandiloquente, en réalité il nous parle de : sa mise sous curatelle, les prostituées, la maladie.

Les thèmes abordés sont les topoi liés au spleen que l’on retrouve dans toute l’oeuvre: la pluie, l’indifférence aux choses et aux gens, la corruption de l’âme, la mort. La figure du poète continue pourtant de s’inscrire dans le légendaire avec l’alchimie du verbe, il amorce ainsi révolution de l’écriture poétique que l’art consommé du symbolisme rimbaldien achèvera. Rimbaud,lui, deviendra ce voyant, ce « savant qui lui fait de l’or ».


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Références #Lettres pour disputer la notion d’#Art

 Pour Platon, une peinture n’est qu’une copie de copie et en fin de compte une imitation illusoire du réel. Les peintres ont voulu répondre à Platon. Magritte, avec la légende de son tableau « ceci n’est pas une pipe » énonce une vérité en désignant lui-même l’illusion qu’il a créée. C’est avec humour que Magritte dissocie le monde réel du monde de l’art…et que nous savons tous faire même si l’art n’est pas sans pouvoir, même s’il captive notre conscience, nous émeut comme le ferait le monde réel. L’ambiguïté de l’art vient de ce que l’artiste ne re-crée pas le réel mais qu’il ne prétend pas nous en détourner non plus : « Tous les écrivains pensent être réalistes, écrit Alain Robbe-Grillet. Aucun jamais ne se prétend abstrait, illusionniste, chimérique, fantaisiste, faussaire… Le réalisme est l’idéologie que chacun a sur la réalité, des idées différentes. Les classiques pensaient qu’elle était classique, les romantiques qu’elle était romantique, les surréalistes qu’elle était surréelle, Claudel qu’elle est de nature divine, Camus qu’elle est absurde, les engagés qu’elle est avant tout économique et qu’elle va vers le socialisme. Chacun parle du monde tel qu’il le voit, mais personne ne le voit de la même façon. »


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Montaigne#EAF

Montaigne Les Essais chapitre « Des Coches »

Le titre emprunte la préposition latine, le « de » signifie « au sujet de ».
Le mot d’ancien français « coche » renvoie aux « voitures », c’est à dire les moyens de transports.
Ce chapitre s’intitule ainsi, car la réflexion de Montaigne démarre par ce thème, il se confie au lecteur avec ce ton et ce style intimiste qui le caractérise et le rend si moderne et sympathique encore aujourd’hui comme ambassadeur de l’humanisme gaulois dans ce qu’il a de plus universel. D’autant que Montaigne est éduqué dès le plus jeune âge dans la familiarité des langues grecque et latine, sa familiarité avec la culture antique l’aide à philosopher et à mettre à distance la folie du monde à une époque où les guerres de religion font rage.
Donc,ce chapitre est aussi riche d’exemples et de digressions érudits sur l’histoire des empereurs romains, les allusion à Horace, fameux poète latin.
Ces exemples permettent de concentrer la réflexion sur la dimension politique:rôle du souverain, qualité d’un bon roi, libéralité de l’état et mécénat, sans que le ton ne glisse vers la satire politique ou le portrait charge à clefs comme ceux de La Bruyère ,plus tard,au XVIIème siècle. 
Montaigne redoute-t-il la censure ? Peu probable. 
Sa pensée part du thème des transports pour en venir à la réflexion sur l’état, car il la laisse aller « à saut et à gambade », c’est-à-dire au gré et au rythme de la conversation naturelle qu’il pourrait avoir avec un ami, comme La Boétie. 

A SUIVRE… Un article sur la biographie rédigée par Stefan Zweig, écrivain du XXème siècle, sur Michel de Montaigne. Abonnez vous, pour ne rien manquer!

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